Une nouvelle taxe sur la consommation de carburant entre en vigueur ce dimanche 4 janvier 2026 à 08h00 pour les véhicules quittant l’Algérie vers la Tunisie, dans le cadre de la loi de finances 2026, afin de limiter la sortie de carburant subventionné et renforcer les contrôles frontaliers.
Les autorités algériennes appliquent à compter de ce dimanche une taxe spécifique sur les véhicules terrestres sortant du territoire national à destination de la Tunisie, conformément à l’article 93 de la loi de finances 2026, rapportent plusieurs médias régionaux. La mesure concerne l’ensemble des postes frontaliers terrestres de l’Est du pays reliant l’Algérie à la Tunisie et vise à encadrer strictement la consommation et l’exportation indirecte de carburant subventionné.
Selon les modalités fixées par les textes d’application, tous les véhicules terrestres — voitures particulières, utilitaires, camions et autocars — sont soumis à cette taxe avant toute autorisation de sortie du territoire. Le paiement doit être effectué soit auprès des services fiscaux, soit par voie électronique, et conditionne le passage aux contrôles douaniers opérés par les services des douanes algériennes.
Pour les véhicules de tourisme, le barème débute à 1 000 dinars algériens pour une sortie unique. Deux passages sont facturés 5 000 dinars, trois passages 10 000 dinars, tandis qu’au-delà de trois sorties, la taxe atteint 25 000 dinars. Des montants plus élevés sont appliqués aux utilitaires, aux camions et aux autocars, en fonction de leur catégorie et de la fréquence des passages transfrontaliers.
Certaines catégories de véhicules bénéficient toutefois d’exemptions, sous réserve de conditions de réciprocité reconnues par les autorités. Il s’agit notamment des véhicules appartenant aux administrations publiques, aux entreprises algériennes opérant à l’étranger, ainsi qu’aux représentations diplomatiques et aux organisations internationales accréditées.
Cette disposition s’inscrit dans l’arsenal de mesures budgétaires adoptées par le Parlement algérien à la fin de l’année 2025 dans le cadre de la loi de finances 2026. Elle vise à rationaliser l’usage des carburants fortement subventionnés, à renforcer les recettes fiscales et à lutter contre les phénomènes de contrebande aux frontières terrestres.
La mesure intervient dans un contexte de flux routiers soutenus entre l’Algérie et la Tunisie, notamment pour le transport de voyageurs, de marchandises et le tourisme transfrontalier. Les autorités douanières ont précisé que le non-paiement de la taxe entraînera un refus immédiat de passage.
MK/Sf/APA







