La 61ᵉ session du Conseil des ministres de l’Autorité de développement intégré des États du Liptako-Gourma (ALG) s’est tenue le 10 novembre 2025, en visioconférence, sous la présidence du ministre malien Amadou Keïta.
La 61ème session du Conseil des ministres de l’ALG marque une étape décisive dans la transformation de cette instance en agence d’exécution des projets de la Confédération des États du Sahel (AES), conformément à la décision prise lors de la 8ᵉ Conférence ordinaire des Chefs d’État et de gouvernement en juillet 2025.
Jusqu’ici centrée sur la coordination du développement dans la région du Liptako-Gourma, l’ALG voit son mandat profondément réorienté.
L’objectif est d’en faire le bras opérationnel de la Confédération des États du Sahel, afin de renforcer l’efficacité de la mise en œuvre des projets et de répondre plus efficacement aux défis communs de la région.
À cet effet, les ministres ont adopté plusieurs mesures visant à adapter le cadre juridique, institutionnel et opérationnel de l’organisation à ses nouvelles missions.
Le président du Conseil des ministres, Pr. Amadou Keïta, a souligné que cette mutation va bien au-delà d’une simple réforme administrative : il s’agit d’une refondation stratégique.
Il a insisté sur la nécessité d’aligner les structures et les activités de l’ALG sur les priorités politiques et économiques de la Confédération des États du Sahel, tout en consolidant sa viabilité institutionnelle.
Le processus prévoit également une réorganisation des ressources et un renforcement des capacités de gestion pour une meilleure exécution des projets transnationaux.
Les participants ont profité de cette session pour examiner les rapports d’activités de l’organisation, adopter le budget 2025 et approuver les réformes structurelles en cours.
Le ministre malien a salué le soutien constant de ses homologues du Burkina Faso et du Niger, ainsi que le travail accompli par l’administrateur provisoire et les experts du Secrétariat exécutif dans la préparation et la conduite du processus de transformation.
Un point majeur de la session a été l’adoption d’un règlement instituant le comité de supervision de la transformation de l’ALG. Ce comité aura pour mission de veiller à la bonne exécution du processus et d’assurer la coordination avec les autres instances régionales et partenaires internationaux.
Cette évolution intervient dans un contexte où les pays du Sahel, confrontés à des défis sécuritaires et socio-économiques persistants, cherchent à renforcer leur intégration et leur coopération pour accélérer le développement. La transformation de l’ALG en agence d’exécution représente ainsi un levier stratégique pour dynamiser les efforts conjoints des États membres.
Les discussions ont également porté sur les moyens nécessaires pour permettre à la future agence d’assumer pleinement ses nouvelles fonctions, notamment en matière de mobilisation de ressources financières et de mise en œuvre de projets structurants dans les domaines de l’agriculture, de l’hydraulique et des infrastructures.
Le processus de transformation devrait être finalisé d’ici la fin de l’année 2025, avec un déploiement opérationnel prévu au premier semestre 2026. Cette refondation institutionnelle traduit la volonté des États du Sahel de bâtir une dynamique régionale forte, au service d’un développement durable et solidaire.
Ainsi, en devenant l’agence d’exécution des projets de la Confédération des États du Sahel, l’ALG s’apprête à jouer un rôle central dans la planification, la gestion et la mise en œuvre des programmes de développement intégrés, contribuant à renforcer la coopération et la solidarité entre les pays du Sahel.
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