Air Algérie prolonge ses perturbations jusqu’à vendredi, révélant une nouvelle fois la fragilité chronique de sa flotte.
La compagnie nationale Air Algérie a annoncé mercredi que les perturbations de son programme de vols se poursuivront jusqu’à vendredi. Si elle invoque des « contraintes opérationnelles inattendues » et la forte affluence estivale, ce nouvel épisode met surtout en lumière la fragilité chronique d’une flotte sous-dimensionnée et la récurrence des défaillances de gestion.
Dans son communiqué, Air Algérie a présenté des excuses à sa clientèle, expliquant que la densité du trafic et les aléas techniques ont entraîné des retards en cascade. La compagnie promet de « rétablir la situation au plus vite », mais reconnaît que les perturbations dureront encore plusieurs jours.
Derrière la communication apaisante, la réalité est plus préoccupante : depuis plusieurs étés, la compagnie est incapable de faire face aux pics de fréquentation sans recourir massivement à l’affrètement d’appareils étrangers. La vétusté de sa flotte, associée à des difficultés structurelles de maintenance et de planification, fragilise sa crédibilité sur un marché aérien de plus en plus concurrentiel.
Pour les passagers, contraints à des retards à répétition, la confiance envers le transporteur national se délite. Loin d’être un incident isolé, cette crise illustre les limites d’une compagnie dont les ambitions régionales ne parviennent pas à masquer les failles internes. Tant que la gouvernance d’Air Algérie restera marquée par l’opacité et le manque d’investissement durable, les excuses officielles risquent de demeurer un exercice récurrent.
MK/Sf/APA







