La transition vers la mobilité électrique pourrait devenir un important moteur d’amélioration des revenus des conducteurs africains.
En réduisant fortement les coûts liés à l’énergie et à l’entretien des véhicules, les motos électriques offrent une alternative économique aux moyens de transport traditionnels dépendants des carburants fossiles, selon le premier Rapport de développement durable publié par SPIRO(anciennement MAuto), un acteur majeur de la mobilité électrique en Afrique.
Présenté le 22 juillet 2026, ce rapport dresse pour la première fois une évaluation consolidée des impacts environnementaux, sociaux et économiques des activités de l’entreprise. Il met en évidence les bénéfices de la mobilité électrique pour les utilisateurs, tout en détaillant les engagements de SPIRO en matière de réduction des émissions de carbone, de création d’emplois et de développement industriel local.
Des économies pouvant atteindre 80 % pour les conducteurs
L’un des principaux enseignements du rapport concerne l’impact économique direct pour les utilisateurs. Selon SPIRO, les conducteurs de motos électriques peuvent réduire leurs coûts d’exploitation de 70 à 80 % par rapport aux utilisateurs de motos thermiques.
Cette économie repose principalement sur un coût énergétique plus faible, une maintenance simplifiée et une réduction de la dépendance aux variations des prix des carburants. Dans de nombreux pays africains où la moto constitue un outil essentiel de mobilité urbaine et de transport de marchandises, cette baisse des charges pourrait améliorer les revenus des conducteurs professionnels, notamment les chauffeurs de taxi-moto et les acteurs de la livraison.
« La mobilité électrique représente une opportunité de créer une mobilité plus accessible, plus abordable et plus durable, tout en améliorant les conditions économiques de ceux qui en dépendent au quotidien », souligne le rapport.
Jusqu’à 700 000 tonnes de CO₂ évitées chaque année d’ici 2030
Au-delà de l’aspect économique, SPIRO inscrit son développement dans une stratégie de réduction de l’empreinte carbone du secteur des transports africains.
L’entreprise a réalisé son premier inventaire complet de ses émissions de gaz à effet de serre couvrant les Scopes 1, 2 et 3, une étape destinée à mesurer précisément son impact climatique et à structurer sa trajectoire de décarbonation.
SPIRO vise ainsi la neutralité carbone sur ses émissions directes (Scopes 1 et 2) à l’horizon 2040. Grâce au déploiement progressif de ses véhicules électriques, l’entreprise estime que son écosystème permettra d’éviter près de 700 000 tonnes de CO₂ par an d’ici 2030.
Dans ses opérations industrielles, des mesures d’efficacité énergétique ont déjà permis de réduire la consommation d’énergie de ses sites d’assemblage de 15 à 25 %. Le groupe prévoit également d’étudier l’installation de solutions solaires de 80 à 125 kVA sur certaines stations d’échange de batteries afin de renforcer la résilience énergétique de son réseau.
Former des milliers de talents africains
Le rapport met également en avant la dimension sociale de la stratégie de SPIRO, notamment à travers la formation et l’emploi local.
En 2025, la Spiro Academy a formé plus de 4 000 personnes à travers l’Afrique aux métiers liés à la maintenance des véhicules électriques, à la gestion des batteries et aux technologies associées.
L’entreprise souligne aussi ses initiatives en faveur de l’inclusion, notamment avec la création de la première ligne d’assemblage de motos électriques entièrement féminine du continent, présentée comme un symbole de participation accrue des femmes au développement industriel africain.
Une industrie africaine de la mobilité électrique en construction
Avec plus de 100 000 motos électriques en circulation, plus de 2 500 stations d’échange de batteries et plus de 30 millions d’échanges réalisés, SPIRO affirme disposer du plus vaste réseau d’échange de batteries pour véhicules électriques à deux roues en Afrique.
Pour Gagan Gupta, fondateur de SPIRO et président d’Equitane, l’objectif est de bâtir un modèle durable qui associe innovation technologique et création de valeur locale.
« Notre responsabilité ne se limite pas à développer des innovations. Nous devons construire des systèmes capables de créer de la valeur économique, sociale et environnementale sur le long terme », a-t-il déclaré.
De son côté, Anant Badjatya, directeur général du groupe SPIRO, estime que la durabilité doit rester un axe stratégique dans l’expansion africaine de l’entreprise. « Elle guidera nos investissements, notre développement industriel, notre innovation et nos partenariats sur le long terme », affirme-t-il.
À travers ce premier rapport, SPIRO entend positionner la mobilité électrique non seulement comme une réponse aux défis climatiques, mais aussi comme une opportunité économique pour les millions d’Africains qui utilisent quotidiennement les deux-roues pour travailler, se déplacer et développer leurs activités.
TE/Sf/APA







