L’Afrique du Sud a décidé d’alléger temporairement la taxe sur les carburants pour faire face à la forte hausse des prix, liée notamment aux tensions au Moyen-Orient.
À Johannesburg, les autorités ont annoncé une baisse de 3 rands par litre de la taxe générale sur les carburants. Cette mesure exceptionnelle, applicable du 1er avril au 5 mai, vise à atténuer les effets de l’envolée des prix pour les ménages et les entreprises.
Le Trésor national et le Département des ressources minérales et pétrolières ont précisé que cette décision s’inscrit dans un plan d’urgence. Celui-ci combine une réponse immédiate à court terme avec d’autres actions destinées à soutenir l’économie et les secteurs stratégiques.
Les autorités expliquent avoir mené des consultations afin de trouver des solutions rapides tout en garantissant la stabilité de l’approvisionnement en carburant.
Cette réduction fiscale représente un manque à gagner estimé à environ 6 milliards de rands pour les finances publiques.
La mesure intervient dans un contexte de fortes tensions sur les marchés pétroliers mondiaux. L’escalade du conflit au Moyen-Orient a perturbé les chaînes d’approvisionnement et fait grimper les prix du brut, le baril de Brent passant en quelques semaines d’environ 69 à plus de 110 dollars.
En Afrique du Sud, cette situation s’est traduite par des hausses marquées des carburants : l’essence a augmenté de 3,06 rands par litre, le diesel de plus de 7 rands, et le pétrole lampant a enregistré une hausse record de 11,67 rands par litre.
Le gouvernement a indiqué que cette mesure sera réexaminée chaque mois durant les deux prochains mois. Il assure par ailleurs qu’elle restera sans impact sur l’équilibre budgétaire, grâce à des mécanismes de compensation prévus dans le budget 2026.
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