Le procès de Mohamed Belghit s’est déroulé il y a une semaine devant le tribunal de Dar El Beïda, à Alger, aboutissant à sa condamnation à 5 ans d’emprisonnement. Le parquet avait requis une peine de 7 ans de prison ferme ainsi qu’une amende de 700 000 dinars.
Le tribunal a finalement rendu son verdict le jeudi 3 juillet, condamnant l’universitaire à 5 ans de prison ferme et à une amende de 500 000 dinars.
Mohamed Belghit avait été arrêté le 3 mai suite à des propos controversés tenus fin avril sur l’identité nationale. Lors d’une interview sur la chaîne émiratie Sky News Arabia, il avait affirmé que l’amazighité — reconnue comme une composante de l’identité nationale par la Constitution algérienne — serait une « création franco-sioniste ».
Il avait également comparé les Algériens vivant à l’étranger aux harkis, ce qui a provoqué une vive indignation en Algérie. Ces déclarations ont été vivement condamnées par plusieurs personnalités politiques, culturelles et historiques, ainsi que par le Haut-commissariat à l’Amazighité.
Présenté devant la justice, Mohamed Lamine Belghit a été placé en détention provisoire dès le 3 mai. Dans un communiqué publié ce jour-là, le parquet de Dar El Beïda a indiqué qu’il était poursuivi pour « actes visant l’unité nationale en portant atteinte aux symboles de la nation et de la République, atteinte à l’unité nationale, ainsi que diffusion d’un discours de haine et de discrimination via les technologies de l’information et de la communication ».
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