La Libye entend consolider ses relations économiques avec ses voisins africains, à travers l’actualisation des accords commerciaux et une meilleure coordination des procédures douanières et frontalières.
Le ministre libyen de l’Économie et du Commerce, Suhail Abu Shiha, a tenu des rencontres bilatérales distinctes avec ses homologues du Soudan, du Niger et du Tchad, en marge de la 42e session ministérielle du Comité permanent pour la coopération économique et commerciale de l’Organisation de la coopération islamique (COMCEC), organisée à Istanbul. Les échanges ont porté sur les perspectives de renforcement des relations commerciales entre les quatre pays et l’amélioration des mécanismes encadrant leurs échanges transfrontaliers.
Au cœur des discussions figure la révision des accords commerciaux existants, jugés appelés à évoluer pour tenir compte des mutations économiques et des nouvelles exigences du commerce régional. Les responsables ont notamment examiné les possibilités d’actualiser les dispositifs juridiques et réglementaires afin de faciliter la circulation des marchandises et de donner davantage de visibilité aux opérateurs économiques.
La coordination des procédures douanières et frontalières a également constitué un axe important des consultations. L’objectif est de réduire les contraintes administratives, d’améliorer la fluidité des échanges et de renforcer la coopération entre les administrations compétentes. Les discussions ont aussi abordé la mise en place de mécanismes financiers et commerciaux susceptibles de mieux encadrer les transactions et de sécuriser les opérations transfrontalières.
Selon le gouvernement d’union nationale libyen, les quatre parties ont convenu de désigner des points de contact au sein de leurs ministères respectifs. Ces interlocuteurs auront pour mission d’assurer le suivi des dossiers communs, de coordonner les consultations techniques et de préparer des propositions concrètes concernant la modernisation des accords commerciaux.
Cette initiative intervient dans un contexte où la Libye cherche à redynamiser ses relations économiques avec son environnement africain, notamment avec les pays du Sahel et du bassin du lac Tchad. Les échanges avec le Niger, le Tchad et le Soudan présentent un intérêt particulier au regard des complémentarités économiques, des enjeux logistiques et des besoins d’approvisionnement de ces marchés.
Au-delà des intentions affichées, la concrétisation de cette coopération dépendra toutefois de la capacité des quatre États à harmoniser leurs réglementations, à sécuriser les corridors commerciaux et à instaurer des mécanismes opérationnels durables. Pour Tripoli, l’enjeu consiste à transformer ces rapprochements diplomatiques en partenariats économiques capables de soutenir les échanges régionaux et de renforcer son ancrage commercial en Afrique.
MK/AK/Sf/APA





