Le Maroc occupe la septième place africaine dans l’Indice Ibrahim de la gouvernance africaine (IIAG) 2026, publié en octobre par la Fondation Mo Ibrahim. Avec un score de 63,6 sur 100 en 2025, le Royaume enregistre une progression de 6,4 points par rapport à 2016, gagnant ainsi huit places dans le classement continental.
Le Royaume partage cette position avec le Sénégal, confirmant son évolution parmi les pays ayant enregistré les améliorations les plus significatives en matière de gouvernance au cours de la dernière décennie.
Parmi les principaux facteurs de cette progression figure l’amélioration de l’impartialité du système judiciaire. Le Maroc se classe deuxième en Afrique dans cet indicateur, avec une progression de 31,5 points sur dix ans.
La Fondation Mo Ibrahim souligne notamment les réformes institutionnelles engagées après l’adoption de la Constitution de 2011, dont le transfert des compétences relatives aux nominations judiciaires au Conseil supérieur du pouvoir judiciaire en 2017 et la séparation du parquet du ministère de la Justice.
Le Royaume a également enregistré une progression de 28,2 points dans les capacités de son système statistique national, traduisant une amélioration de la collecte et de la gestion des données publiques.
Les infrastructures et le développement rural contribuent également au positionnement du Maroc. Le pays occupe notamment la première place africaine dans la sous-catégorie consacrée à l’économie rurale en 2025.
L’indice relève par ailleurs des résultats dans les domaines des opportunités économiques, du développement humain, de la réglementation industrielle et des politiques environnementales.
La progression globale ne masque toutefois pas des disparités entre les différentes dimensions de la gouvernance. Le rapport relève notamment que les avancées économiques et administratives ne s’accompagnent pas systématiquement de progrès équivalents en matière de droits politiques et de participation citoyenne.
Cette distinction souligne l’un des enjeux des prochaines réformes : convertir les performances institutionnelles et économiques en une amélioration plus large de la participation civique et des libertés politiques.
MK/AK/Sf/APA




