Quatre personnes ont été tuées et seize autres grièvement blessées dans une explosion survenue mardi à l’usine métallurgique Metafrique Steel, à Douala, capitale économique du Cameroun, relançant les interrogations sur le respect des normes de sécurité dans les installations industrielles.
Selon Radio France internationale (RFI), les victimes ont été prises dans l’explosion, qui a provoqué un incendie et d’importants dégâts dans l’usine. Les quatre personnes décédées ont été retrouvées calcinées sous les décombres, tandis que seize blessés ont été évacués vers des structures sanitaires.
Présent sur les lieux, le gouverneur de la région du Littoral, Samuel Ivaha Diboua, a mis en cause la direction de l’entreprise, lui reprochant des insuffisances dans l’application des mesures de sécurité, malgré un précédent sinistre survenu dans l’établissement six mois auparavant.
Le responsable administratif a dénoncé des manquements qu’il a qualifiés d’« amateurisme » et demandé la suspension des activités de l’usine jusqu’à la clarification des responsabilités.
De son côté, Metafrique Steel a évoqué, dans un communiqué, un incident provoqué par un « facteur externe », appelant à la prudence dans l’attente des conclusions de l’enquête ouverte pour déterminer les circonstances exactes de l’explosion.
Le bilan humain pourrait encore évoluer, selon le gouverneur, qui a fait état de brûlures graves chez certaines victimes.
Implantée au Cameroun depuis une quinzaine d’années, Metafrique Steel est une filiale du groupe indien Metafrique spécialisée dans le recyclage des déchets ferreux et la fabrication de produits sidérurgiques, notamment le fer à béton et l’acier. L’entreprise emploierait environ 500 personnes, selon des estimations publiées en mai 2026.
L’enquête devra notamment établir les causes de l’explosion et déterminer les éventuelles responsabilités dans cet accident industriel.
DM/te/Sf/APA




