Les réformes engagées dans le secteur pétrolier et gazier ont permis au Nigéria d’augmenter sa production de brut de 600 000 barils par jour, passant de 1,2 à 1,8 million de barils, a annoncé Bashir Ojulari, directeur général de la Nigerian National Petroleum Company Limited (NNPCL).
S’exprimant mardi lors d’une session consacrée aux réformes du secteur énergétique nigérian, organisée dans le cadre de l’édition 2026 du Salon et de la conférence internationale du pétrole d’Abou Dhabi (ADIPEC), aux Émirats arabes unis (EAU), M. Ojulari a attribué cette progression aux mesures engagées pour améliorer le climat des investissements et renforcer les capacités de production.
Selon un communiqué de la NNPCL, il a notamment cité la mise en œuvre de la loi de 2021 sur l’industrie pétrolière (PIA), l’amélioration des décisions d’investissement ainsi que le renforcement de la coopération entre la compagnie nationale et ses partenaires.
Cette progression devrait contribuer à renforcer l’attractivité du Nigeria auprès des investisseurs internationaux, dans un contexte de concurrence accrue pour les capitaux dans le secteur énergétique.
Le dirigeant de la NNPCL a indiqué que l’entreprise ambitionnait désormais d’atteindre une production de deux millions de barils par jour d’ici à 2027. Cet objectif repose notamment sur la modernisation et l’entretien des infrastructures existantes, la consolidation de la production des actifs en exploitation et la mise en service de nouveaux projets.
« Notre bilan sera jugé sur nos réalisations, et non sur nos déclarations », a-t-il affirmé, soulignant la volonté de la direction de traduire les objectifs annoncés en résultats concrets.
Sur le marché intérieur, M. Ojulari a également évoqué les mesures d’accompagnement de la suppression de la subvention aux carburants, notamment le développement du gaz naturel comprimé (GNC). Plus de 400 centres de conversion ont été installés et plus de 1 000 camions de transport de produits pétroliers utilisent désormais ce carburant, selon lui.
Dans le domaine gazier, il a annoncé l’achèvement, en août 2026, du gazoduc Obiafu-Obrikom-Oben (OB3). Le gazoduc Ajaokuta-Kaduna-Kano (AKK) devrait, pour sa part, permettre l’acheminement du gaz jusqu’à Abuja avant la fin de l’année, afin de soutenir notamment la production d’électricité, les centres de données et les activités industrielles.
La NNPCL vise une production nationale de gaz de 10 milliards de pieds cubes standard par jour en 2027, puis de 12 milliards à l’horizon 2030, grâce au développement des débouchés nationaux et internationaux.
Sur le plan régional, le responsable a indiqué que les pays concernés par le projet de gazoduc Nigeria-Maroc avaient harmonisé leurs positions et signé les accords nécessaires. Il a également fait état d’une convergence entre le Nigéria, l’Algérie et le Niger sur le développement du projet de gazoduc transsaharien.
Pour attirer davantage de capitaux, M. Ojulari a cité plusieurs projets majeurs, dont Ubeta, porté par TotalEnergies, Bonga South-West, développé par Shell, et Zabazaba, associé à Eni. Il a fait état d’accords commerciaux représentant environ 20 milliards de dollars d’investissements.
La NNPCL poursuit également ses discussions avec de nouveaux partenaires, notamment ADNOC et des investisseurs chinois, autour des raffineries nigérianes, tout en renforçant sa collaboration avec des sociétés internationales de services pour développer les capacités du secteur.
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