La ministre burkinabè de la Transition digitale, Aminata Zerbo/Sabané, a appelé mardi les jeunes à faire un usage responsable de l’intelligence artificielle (IA) et à renforcer leur vigilance face aux risques liés aux technologies numériques, notamment les fausses informations et les manipulations en ligne.
« L’IA n’est ni bonne ni mauvaise en soi : elle est ce que nous en faisons », a déclaré Aminata Zerbo/Sabané lors de la quatrième édition de la Journée pour un Internet plus sûr (Safer Internet Day), organisée à l’Université Joseph Ki-Zerbo de Ouagadougou.
Placée sous le thème « Technologies numériques, choix éclairés : pour une utilisation sûre et responsable de l’IA », cette rencontre a mis l’accent sur la prévention des risques numériques auxquels sont particulièrement exposés les jeunes.
Cyberharcèlement, arnaques en ligne, usurpation d’identité, exploitation des données personnelles et vidéos truquées (deepfakes) figurent parmi les menaces évoquées.
« Savoir protéger ses comptes, vérifier la fiabilité des informations, comprendre les limites de l’IA et adopter des comportements responsables en ligne est un impératif », a insisté la ministre.
Son homologue de l’Enseignement supérieur, Adjima Thiombiano, a pour sa part rappelé le rôle de l’université dans la formation de l’esprit critique.
« Une réponse fluide n’est pas forcément une réponse juste et une image convaincante n’est pas forcément une image vraie », a-t-il averti.
La cérémonie a également été marquée par le lancement du concours « Video Challenge SID 2026 », destiné aux jeunes de 18 à 30 ans. Les participants sont invités à réaliser de courtes vidéos de sensibilisation sur les bons usages du numérique, les fausses informations, les deepfakes et la protection des données personnelles.
Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 16 novembre. Trois prix récompenseront les meilleures productions, qui pourront être réalisées en français ou dans les langues nationales.
Des experts de plusieurs structures nationales, dont l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI) et la Brigade centrale de lutte contre la cybercriminalité (BCLCC), ont également animé des panels sur la cybersécurité, la protection de la vie privée et les enjeux éthiques de l’intelligence artificielle.
« La sécurité numérique, par-delà les aspects techniques, est aussi une question de culture, d’éducation et de responsabilité collective », a conclu Mme Zerbo/Sabané.
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