Représentant entre 52 et 60 % de l’offre de soins au Bénin, selon ses professionnels, le secteur sanitaire privé réclame une meilleure prise en compte de ses contraintes dans les politiques publiques, notamment en matière de gouvernance et de législation, pour renforcer sa contribution à l’accès à des soins de qualité.
Ces préoccupations ont été exposées mardi 27 octobre 2026 au président de l’Assemblée nationale, Joseph Fifamin Djogbénou, lors d’une audience au Palais des Gouverneurs à Porto-Novo, avec une délégation de professionnels de santé du secteur privé conduite par le Dr Abdou Mousse, président de la Plateforme du secteur sanitaire privé du Bénin.
Les échanges ont porté sur les difficultés auxquelles sont confrontées les structures privées et sur les mesures susceptibles de garantir leur pérennité, tout en améliorant la qualité des prestations offertes aux populations. Les représentants du secteur ont notamment insisté sur la nécessité d’un accompagnement des pouvoirs publics et d’un cadre législatif mieux adapté à leurs réalités.
Pour le Dr Abdou Mousse, le poids du secteur privé dans l’offre de soins justifie une approche plus inclusive des politiques sanitaires, associant davantage les acteurs publics et privés. Il a salué l’écoute du président de l’Assemblée nationale face aux préoccupations soulevées.
Le Dr Joyce Hounmenou a, de son côté, plaidé pour une démarche collective afin de porter ces revendications auprès des autorités. Plusieurs associations de cliniques et de cabinets médicaux, des représentants d’établissements privés ainsi que l’Ordre national des médecins ont pris part à cette initiative.
La rencontre ouvre la perspective d’une table ronde entre les professionnels concernés et les décideurs publics pour examiner les difficultés du secteur et identifier des solutions concertées.
Au-delà du dialogue institutionnel, l’enjeu est de renforcer la complémentarité entre les structures publiques et privées dans le système de santé béninois, alors que les professionnels du privé mettent en avant leur contribution importante à l’offre de soins.
TE/Sf/APA





