Les enseignants-chercheurs maliens observent depuis lundi un arrêt de travail à l’appel de leur principal syndicat, qui réclame l’application d’une prime de recherche prévue depuis 2017.
Plusieurs autres mesures concernant leurs carrières et rémunérations ont été négociées ces dernières années, mais ce dossier reste sans règlement définitif.
La prime de recherche, au centre du mouvement, figure parmi les avantages prévus par le statut des enseignants-chercheurs adopté en octobre 2017, mais son montant et ses modalités d’application restent en suspens.
Le Comité exécutif national du Syndicat national de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique (CEN-SNESUP) a déclenché lundi 26 octobre une grève de 120 heures dans les institutions d’enseignement supérieur et de recherche.
Le syndicat demande la fixation du montant de cette prime, son paiement ainsi que la prise en compte des rappels qu’il estime dus depuis l’adoption du texte.
L’article 34 du décret du 9 octobre 2017 prévoit plusieurs primes et indemnités pour les enseignants-chercheurs, parmi lesquelles une prime de fonction spéciale, une prime académique, une prime de documentation et la prime de recherche.
Certaines de ces mesures sont déjà appliquées. Le SNESUP indique notamment que la prime de documentation est versée, tandis que la prime de recherche reste le principal point non réglé dans le dispositif.
Acquis antérieurs
Le dossier social de l’enseignement supérieur a fait l’objet de plusieurs négociations avec les autorités au cours des dernières années.
En 2022, une commission de suivi associant le gouvernement et le SNESUP avait validé de nouvelles grilles indiciaires pour les enseignants-chercheurs ainsi que la hiérarchisation des assistants et attachés de recherche.
Des dispositions avaient également été prises pour le paiement d’arriérés d’heures supplémentaires et l’intégration de plusieurs agents dans la Fonction publique.
La même année, une décision avait créé une commission chargée de négocier spécifiquement la prime de recherche.
En février 2025, après plusieurs semaines de grève, les autorités et les syndicats avaient repris les discussions sur cette question. Une commission avait commencé à travailler sur le contenu de la prime et ses modalités d’application.
Cette ouverture avait conduit les syndicats à suspendre leur mouvement à compter du 17 février.
Le différend n’a toutefois pas abouti à la fixation définitive du montant réclamé.
Nouveau mouvement
Le CEN-SNESUP indique avoir décidé, lors de son congrès d’octobre 2025, de laisser de côté plusieurs autres revendications pour concentrer son action sur la prime de recherche.
Son secrétaire général, Oumar Coulibaly, affirme que le syndicat reste disponible pour des discussions avec le gouvernement.
Le mouvement actuel doit s’achever vendredi 30 octobre. Le syndicat a annoncé qu’il pourrait être reconduit si aucun accord n’intervient d’ici là.
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