Près de 212 hectares ont été affectés au ministère malien de l’Énergie et de l’Eau pour accueillir une centrale solaire de 100 MWc, assortie d’une capacité de stockage de 100 MWh, à Gongasso, dans la région de Sikasso. Le projet a déjà fait l’objet d’une étude de faisabilité, mais son coût, son financement et son calendrier de construction n’ont pas encore été annoncés.
Le projet de centrale solaire de Gongasso, dans le sud du Mali, franchit une nouvelle étape avec l’affectation officielle de son emprise foncière au ministère de l’Énergie et de l’Eau.
Le gouvernement a réservé une parcelle de 211 hectares, 93 ares et 22 centiares, située dans la commune rurale de Gongasso, dans le cercle de Sikasso.
Le site doit accueillir une centrale photovoltaïque d’une puissance de 100 mégawatts-crêtes (MWc), associée à un système de stockage d’une capacité de 100 mégawattheures (MWh). L’installation doit être raccordée au réseau électrique interconnecté.
Le gouvernement présente le projet comme un moyen d’accroître la contribution des énergies renouvelables à la production nationale d’électricité.
Études de faisabilité
Le projet était déjà en préparation avant cette affectation foncière.
Le bureau malien d’ingénierie ICRED indique avoir réalisé une étude de faisabilité pour une centrale solaire de 100 MWc à Gongasso, équipée d’un système de stockage. Les travaux ont notamment porté sur les options techniques et économiques, les caractéristiques du site et les contraintes environnementales.
L’emprise foncière envisagée lors des études était alors d’environ 240 hectares. La parcelle finalement affectée par l’État couvre un peu moins de 212 hectares.
Cette affectation sécurise ainsi un élément essentiel à la poursuite du projet, sans pour autant signifier que les travaux de construction ont commencé.
Aucun montant d’investissement, contrat de construction, partenaire financier ni calendrier de mise en service n’a été communiqué dans la décision gouvernementale.
Le stockage, un enjeu pour le réseau électrique
La présence d’un système de stockage distingue ce projet des installations photovoltaïques qui injectent principalement leur production dans le réseau pendant les heures d’ensoleillement.
Les batteries permettent de stocker une partie de l’électricité produite afin de la restituer lorsque la production solaire diminue ou que la demande augmente.
Le Mali développe déjà cette combinaison sur d’autres projets. À Tiétiguila, dans la région de Koulikoro, une centrale de 50 MWc doit être associée à une capacité de stockage de 50 MWh, pour une production annuelle estimée à environ 90 GWh. Son financement annoncé dépasse 45 milliards de francs CFA, avec une contribution majeure de la Banque ouest-africaine de développement (BOAD).
Avec une puissance solaire de 100 MWc, le projet de Gongasso afficherait une capacité photovoltaïque deux fois supérieure à celle de Tiétiguila.
Cette nouvelle affectation foncière intervient alors que le pays cherche à accroître sa production d’électricité et à réduire sa dépendance aux centrales thermiques et aux combustibles importés.
Les prochaines étapes devront notamment permettre de préciser le montage financier du projet, l’identité du maître d’ouvrage opérationnel et le calendrier prévisionnel des travaux.
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