Des initiatives portant notamment sur l’eau, la santé, l’éducation et l’agriculture ont été sélectionnées samedi à Tombouctou. Elles s’inscrivent dans le cadre de MALIDENKO, un programme doté de 150 millions de dollars destiné à améliorer l’accès aux services essentiels dans plusieurs zones fragiles du Mali.
Cent trente sous-projets proposés par les communautés de la région de Tombouctou ont été retenus samedi pour un financement dans le cadre du Projet de résilience communautaire et de services inclusifs au Mali (MALIDENKO).
Les investissements concernent notamment l’agriculture, le maraîchage, l’éducation, la santé, l’hydraulique villageoise et le stockage des produits agricoles.
La sélection a été effectuée lors de la troisième session du Comité régional d’analyse des sous-projets. Les dossiers ont été examinés au regard de leur faisabilité technique et financière, ainsi que de leur conformité aux normes environnementales et sociales.
Les montants alloués aux 130 projets retenus n’ont pas été précisés lors de la session.
Une approche participative
La particularité du dispositif réside dans le processus d’identification des investissements. Les besoins sont exprimés au niveau local, puis examinés en concertation avec les collectivités territoriales, les services techniques et l’équipe du projet.
Cette approche vise à permettre aux communautés de participer à la définition des priorités en matière d’infrastructures et de services dans leurs localités.
MALIDENKO bénéficie d’un financement de 150 millions de dollars de l’Association internationale de développement (IDA), une institution du Groupe de la Banque mondiale qui soutient notamment les pays à faible revenu.
Le projet devrait toucher environ 1,84 million de personnes réparties dans 57 communes et 850 villages.
Il cible deux catégories de territoires. La première comprend des communes du Nord affectées par le conflit, notamment dans les régions de Kidal, Tombouctou et Taoudénni. La seconde concerne des zones fragiles de Nara, Nioro et Kayes, où l’amélioration de l’accès aux services doit contribuer à prévenir l’aggravation des tensions.
Renforcer l’accès aux services de base
Au-delà des infrastructures, le programme vise à rétablir ou à renforcer les services de base dans des localités où leur disponibilité a été affectée par l’insécurité, les déplacements de population et les contraintes pesant sur l’investissement public.
La Banque mondiale prévoit également des mesures spécifiques en faveur des femmes vulnérables, des jeunes, des personnes déplacées internes et des personnes vivant avec un handicap.
Le projet doit, par ailleurs, financer des infrastructures adaptées aux risques climatiques et soutenir des activités visant à renforcer la cohésion sociale.
À Tombouctou, les participants à la session de samedi ont plaidé pour une extension du dispositif à un plus grand nombre de villages et de fractions.
La sélection des 130 sous-projets constitue une étape préalable à leur mise en œuvre. Le calendrier d’exécution et les montants des financements attribués à chaque projet n’ont pas encore été rendus publics.
MD/te/APA





