Placée sous le slogan « Un regard sur le présent, une vision pour l’avenir », cette rencontre a été inaugurée en présence du Premier ministre Mostafa Madbouly, de plusieurs membres du gouvernement et de hauts responsables.
Le Forum entend favoriser les échanges entre responsables publics, experts, entreprises, société civile, parlementaires et citoyens, à travers des séances plénières, des tables rondes et des dialogues thématiques.
Selon un communiqué de la présidence égyptienne, Al-Sissi a insisté sur les sacrifices humains et matériels consentis pour préserver les institutions et rétablir la stabilité, présentée comme une condition essentielle à la continuité de l’État.
Le chef de l’État a mis en garde contre les tentatives visant à « saper la stabilité de l’Égypte » et à « marginaliser son rôle pivot ». Évoquant les réformes engagées depuis plusieurs années, il a souligné la pression exercée par une croissance démographique qui aurait ajouté près de 30 millions d’habitants à la population depuis 2011. « Tout le monde passe, seule l’Égypte demeure », a-t-il déclaré, dans un plaidoyer pour la permanence de l’État et la préservation de son identité nationale.
Al-Sissi a également appelé à un usage responsable des réseaux sociaux et à un encadrement des jeunes face aux risques de manipulation numérique. Il a rappelé le coût humain et financier de la lutte contre le terrorisme, évoquant les sacrifices des membres des forces armées, de la police, de la justice et des citoyens. Le président a, par ailleurs, présenté le Forum comme un moyen de faire le bilan des réalisations publiques et de mesurer les évolutions intervenues avant et après les réformes.
De son côté, Mostafa Madbouly a assuré que le gouvernement répondrait « en toute franchise et transparence » aux interrogations des citoyens. Le Premier ministre a indiqué que l’exécutif avait reçu 16 000 idées et propositions en amont de la rencontre. Les préoccupations exprimées porteraient principalement sur les prix, l’inflation, les soins de santé et la sécurité, selon les informations communiquées par le gouvernement.
La première journée est consacrée au développement humain, avec des discussions sur l’adaptation du système éducatif aux besoins futurs, la participation des jeunes et le rôle du sport dans la vie publique, ainsi que les mutations culturelles et sociales.
La rencontre doit se poursuivre jusqu’au 24 octobre, avec l’ambition affichée de rapprocher les citoyens des décisions publiques et d’éclairer les perspectives de développement du pays.
MK/AK/APA





