Le nombre de candidats aux élections locales algériennes du 28 novembre 2026 progresse de 21,4% par rapport à 2021, avec 162.864 prétendants recensés par l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE).
La hausse des candidatures aux élections locales algériennes témoigne d’un élargissement de la participation aux candidatures, sans préjuger de la pluralité politique ni de la crédibilité du scrutin.
Selon le bilan comparatif de l’ANIE, les candidatures aux Assemblées populaires communales (APC) et aux Assemblées populaires de wilaya (APW) sont passées de 134.140 en 2021 à 162.864 en 2026, soit 28.724 prétendants supplémentaires. Cette progression, présentée comme un signe de dynamisme électoral, constitue avant tout un indicateur quantitatif. Elle ne renseigne ni sur la représentativité des candidats ni sur les conditions dans lesquelles la compétition politique se déroule.
La hausse est particulièrement marquée au niveau communal. L’ANIE fait état de 141.388 candidats, contre 115.230 lors du précédent scrutin, soit une progression de 22,7%. Pourtant, le nombre de listes déposées recule, passant de 5.848 à 5.631, soit une baisse de 3,7%. Cette évolution contrastée soulève des questions sur la structuration des candidatures et leur répartition entre les formations politiques, les listes indépendantes et les différentes communes. Les chiffres disponibles ne permettent toutefois pas d’en établir les causes.
Le nombre de sièges communaux à pourvoir augmente également, de 24.891 à 26.575, soit 6,8%. La progression des candidats dépasse ainsi celle des postes disponibles. Cette densification de la compétition ne signifie pas automatiquement que les électeurs disposeront d’un choix politique plus diversifié : encore faut-il connaître les affiliations des prétendants, les programmes défendus et les conditions d’accès à la campagne électorale.
Au niveau des assemblées de wilaya, les candidatures passent de 18.910 à 21.476, en hausse de 13,6%. Le nombre de listes progresse légèrement, de 430 à 434, tandis que les sièges à pourvoir augmentent de 2.350 à 2.855, soit 21,5%. Ces données dessinent une configuration différente de celle des communales, mais ne permettent pas davantage d’évaluer la compétitivité réelle des formations en lice.
MK/AK/Sf/APA




