Le grand imam d’Al-Azhar, Ahmed Al-Tayeb, a appelé dimanche les personnalités influentes des pays arabes et musulmans à constituer une commission de médiation destinée à mettre fin aux conflits qui déstabilisent la région.
Dans un communiqué publié le 18 octobre sur sa page officielle, Ahmed Al-Tayeb a exhorté les dirigeants, les responsables religieux et les personnalités considérées comme des « sages de la Nation » à privilégier la fraternité, la raison et le dialogue. Cet appel intervient alors que les guerres et les tensions régionales fragilisent plusieurs pays arabes, provoquent des pertes humaines et aggravent les crises économiques et humanitaires.
Al-Azhar demande « l’arrêt immédiat et global » des opérations militaires, des combats et des destructions, dénonçant leur coût humain et l’épuisement des ressources collectives. L’institution estime que les affrontements entre pays et communautés de la région compromettent leur sécurité et leur stabilité, tout en exposant leurs richesses et leurs acquis à des convoitises extérieures.
La commission proposée réunirait des représentants de différents pays arabes et musulmans, choisis parmi des personnalités reconnues pour leur sagesse et leur engagement en faveur de la paix. Elle aurait pour mission d’intervenir rapidement dans les crises en cours, de rapprocher les positions antagonistes et de faciliter le règlement des différends. Al-Azhar entend ainsi promouvoir une médiation fondée sur les liens religieux, historiques et culturels entre les peuples concernés.
Pour justifier son initiative, l’institution invoque sa responsabilité historique et religieuse envers les causes arabes et islamiques. Son communiqué s’appuie notamment sur des références coraniques appelant à l’unité et à la réconciliation entre les croyants. Al-Azhar met en garde contre les divisions internes, qu’elle considère comme un facteur d’affaiblissement de la communauté arabo-musulmane et une menace pour sa souveraineté.
L’institution égyptienne affirme enfin être « entièrement prête » à mobiliser ses efforts pour soutenir la commission et faciliter les démarches de rapprochement. Elle appelle les parties en conflit à dépasser leurs divergences au profit de l’intérêt général, afin de préserver les vies humaines et les ressources destinées aux générations futures. La proposition ne précise toutefois ni les personnalités susceptibles de siéger au sein de cette instance ni les modalités concrètes de son intervention.
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