La Libye a plaidé pour le placement de l’ensemble des installations nucléaires du Moyen-Orient sous les garanties de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), réaffirmant son soutien à la création d’une zone régionale exempte d’armes nucléaires et d’autres armes de destruction massive.
Cette position a été présentée par Abdullah Al-Atwi, deuxième secrétaire de la Mission permanente libyenne auprès des Nations Unies, lors du débat général de la Première Commission de l’Assemblée générale, réunie à New York dans le cadre de sa 81e session. La délégation libyenne a inscrit cet appel dans une démarche plus large en faveur du désarmement, de la non-prolifération et du renforcement des mécanismes internationaux de sécurité.
Dans sa déclaration, Tripoli a estimé que l’élimination complète et irréversible des armes nucléaires constituait la seule garantie efficace d’une sécurité mondiale durable. Les États, particulièrement ceux qui détiennent l’arme nucléaire, ont été exhortés à respecter strictement le Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP) et à honorer leurs engagements en matière de désarmement.
La Libye a également insisté sur la nécessité de soumettre les capacités et installations nucléaires de la région à un contrôle intégral de l’AIEA, dans un contexte où les enjeux de transparence et de confiance restent déterminants pour la stabilité du Moyen-Orient.
Au-delà du dossier nucléaire, la délégation libyenne a appelé à préserver l’espace extra-atmosphérique à des fins exclusivement pacifiques. Elle a plaidé pour l’établissement de règles internationales contraignantes destinées à prévenir sa militarisation, ainsi que pour une réglementation de l’utilisation militaire des technologies d’intelligence artificielle. Ces préoccupations élargissent le plaidoyer libyen aux nouvelles formes de compétition stratégique et aux risques liés à l’évolution des technologies militaires.
La déclaration a également rappelé la décision de la Libye d’abandonner volontairement ses programmes et équipements liés aux armes de destruction massive. Cet épisode, présenté par Tripoli comme un précédent en faveur du désarmement, constitue un élément central de son argumentaire diplomatique. La portée de cette référence s’inscrit toutefois dans un débat régional où les exigences de vérification, la réciprocité des engagements et les garanties de sécurité demeurent des enjeux majeurs.
Enfin, la Libye a annoncé sa candidature à un siège non permanent au Conseil de sécurité pour la période 2028-2029, sous le slogan « Promouvoir la justice pour la sécurité et la paix ». Elle entend défendre, au sein de l’organe exécutif de l’ONU, les solutions pacifiques aux conflits et les préoccupations du Moyen-Orient, de l’Afrique et des pays en développement. Tripoli affirme vouloir y promouvoir une représentation fondée sur la transparence, l’impartialité et la responsabilité.
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