Le Réseau des Femmes Leaders pour le Développement (RFLD) a proposé un partenariat au ministère sénégalais de la Justice pour renforcer la promotion des droits des femmes et améliorer leur accès aux services judiciaires.
La proposition a été formulée mercredi lors d’une audience accordée par le ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Me Moussa Sarr, à une délégation du RFLD et de l’Institut national de la Femme du Bénin (INFB).
Les échanges ont notamment porté sur l’assistance aux victimes, la protection des droits des femmes et les possibilités de collaboration avec la Cellule genre du ministère.
À cette occasion, l’INFB, créé en 2021, a présenté son mécanisme de prise en charge des victimes, qui comprend un accompagnement psychosocial et médical, un appui logistique ainsi qu’une assistance juridique et judiciaire. L’institut se distingue également par sa capacité à ester en justice et à se constituer partie civile aux côtés des victimes.
Le RFLD a, pour sa part, présenté ses initiatives en faveur des organisations de la société civile, notamment un programme de près de 600 millions de francs CFA lancé au Sénégal pour renforcer leur résilience organisationnelle.
Face aux difficultés liées aux pesanteurs sociologiques, à l’analphabétisme et à la méconnaissance des droits, Me Moussa Sarr a insisté sur l’importance de renforcer l’information et la sensibilisation des femmes.
Le ministre a également pris note de l’expérience béninoise en matière d’accompagnement des victimes, dont les pratiques pourraient contribuer à la réflexion sur l’amélioration de l’accès des femmes à la justice au Sénégal.
La directrice pays du RFLD pour le Sénégal, Bator Seck, a réaffirmé la disponibilité de son organisation à travailler avec la Cellule genre du ministère. Elle a, en outre, soulevé la question de la possibilité pour les organisations de la société civile de se constituer partie civile.
Me Moussa Sarr a indiqué que cette préoccupation avait été prise en compte et méritait un examen approfondi.
Cette rencontre marque une étape dans les échanges entre les autorités judiciaires sénégalaises et les organisations engagées dans la défense des droits des femmes, avec pour objectif de renforcer les mécanismes de protection et de faciliter l’accès à la justice pour les victimes.
TE/APA





