Suite aux attaques houthis sur l’aéroport international du roi Khaled, à Riyad, en Arabie Saoudite, ayant entraîné la mort de 12 civils, l’Egypte se dit disposée à examiner favorablement toute demande d’assistance saoudienne, sans exclure explicitement la dimension militaire.
L’Egypte est prête à apporter tout le soutien nécessaire à l’Arabie saoudite, quelle qu’en soit la nature « si Riyad en fait la demande ». C’est ce qu’a déclaré le ministre égyptien des Affaires étrangères, Badr Abdelatty, dans un entretien accordé à Bloomberg, le mardi 13 octobre, en marge des réunions annuelles du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale à Bangkok.
Interrogé sur la possibilité d’un soutien militaire égyptien au royaume, le chef de la diplomatie a répondu : « Quoi que les Saoudiens demandent, bien sûr, nous y répondrons ».
Abdelatty n’a toutefois pas précisé la nature d’une éventuelle assistance, soulignant que « toute demande de Riyad recevrait une réponse positive ».
« Leur sécurité nationale fait partie intégrante de notre sécurité nationale et de celle du monde arabe », a-t-il également affirmé, réitérant la solidarité du Caire avec Riyad « sans aucune réserve ».
Cette déclaration intervient dans un contexte d’escalade des attaques des Houthis soutenus par l’Iran, contre le territoire saoudien. Ces derniers jours, des frappes de missiles et de drones ont visé plusieurs infrastructures, notamment des aéroports, faisant des morts et des centaines de blessés. L’aéroport international du roi Khaled, à Riyad, a notamment été touché à plusieurs reprises, entraînant la mort de 13 civils, le bilan le plus meurtrier depuis le début des frappes, et causant aussi des perturbations du trafic aérien.
Face à cette intensification, Le Caire a condamné les attaques contre le territoire saoudien et réaffirmé son soutien à la sécurité du royaume. Le 12 octobre, Abdelatty s’est entretenu par téléphone avec son homologue saoudien, Faisal bin Farhan, pour condamner les attaques récentes et réaffirmer la pleine solidarité de l’Egypte avec le royaume. Il a souligné que la sécurité saoudienne faisait partie intégrante de la sécurité nationale égyptienne et arabe.
L’Egypte, l’Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan ont également condamné, dans une déclaration commune publiée le 11 octobre, les attaques contre le royaume, les qualifiant de violation de sa souveraineté et de son intégrité territoriale. Les quatre pays ont réaffirmé leur soutien à Riyad dans les mesures légitimes qu’il prendrait pour contrer ces menaces, conformément à la Charte des Nations unies et au droit international.
Les déclarations de Badr Abdelatty marquent toutefois une précision notable : au-delà de la solidarité politique, l’Egypte se dit disposée à examiner favorablement toute demande d’assistance saoudienne, sans exclure explicitement la dimension militaire.
En marge de cette séquence diplomatique, les ministres égyptiens du Pétrole, Karim Badawi, et de l’Electricité, Mahmoud Esmat, présents à Riyad ont rendu visite aux ressortissants égyptiens blessés lors de l’attaque de l’aéroport international du roi Khaled, à Riyad. Accompagnés de l’ambassadeur d’Egypte en Arabie saoudite, Hatem Abdelkader, et du consul général, Yasser Hachem, ils se sont enquis de leur état de santé et de leur prise en charge. Les deux ministres se trouvaient dans la capitale saoudienne pour participer au Congrès mondial de l’énergie et aux réunions consacrées à la coopération énergétique entre les deux pays.
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