Créé en avril pour encadrer le commerce de l’or artisanal, l’Office malien des substances précieuses (OMASP) a installé ses organes dirigeants. Cet établissement public est chargé notamment d’acheter, de transformer, de certifier et d’exporter l’or issu de l’orpaillage et des petites mines.
Le premier conseil d’administration de l’Office malien des substances précieuses (OMASP) s’est tenu mercredi à Bamako, marquant le lancement des activités de l’établissement, six mois après sa création.
Cette session inaugurale a permis l’installation du président-directeur général, Soumaïla Siby, ainsi que des autres administrateurs de l’établissement. L’OMASP est un établissement public à caractère industriel et commercial placé sous la tutelle de l’État.
Créé par une ordonnance du 10 avril, puis ratifié en juin par le Conseil national de transition, l’Office est chargé d’acheter, de vendre et d’exporter l’or et les autres substances précieuses issus de l’exploitation artisanale et des petites mines.
Ses missions comprennent également la transformation de l’or brut en lingots, le triage, le titrage, le raffinage, ainsi que la certification et la traçabilité des produits destinés à l’exportation. Il est aussi chargé d’instruire les demandes d’agrément des comptoirs, des collecteurs et des exportateurs de bijoux et d’objets d’art en or.
Le dispositif prévoit une collaboration avec les comptoirs privés et les collecteurs agréés. Les recettes provenant des ventes d’or, les redevances, les commissions, les droits d’agrément et les prestations de services devraient constituer les principales ressources de l’Office. Ses opérations d’achat et de vente sur le marché national sont exonérées de taxe sur la valeur ajoutée (TVA).
Les autorités maliennes ont justifié cette réforme par les écarts constatés entre les volumes d’or officiellement exportés par le Mali et les quantités déclarées par certains pays importateurs. Elles espèrent ainsi réduire les exportations informelles et améliorer la mobilisation des recettes issues de l’orpaillage.
La production nationale d’or a atteint 48,2 tonnes en 2025, dont 42,2 tonnes provenant des mines industrielles et six tonnes du secteur artisanal. Ce volume a toutefois reculé de 22,9 % par rapport à 2024, notamment en raison de l’arrêt prolongé des activités du complexe minier de Loulo-Gounkoto.
Premier produit d’exportation du Mali, l’or demeure au cœur des réformes engagées par les autorités, notamment depuis l’adoption du nouveau Code minier en 2023.
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