La Zambie et les États-Unis doivent signer jeudi un accord révisé de financement de la santé d’un montant de plus de 3,6 milliards de dollars, après la suppression de dispositions controversées relatives au partage de données sur les patients et d’échantillons biologiques.
Le ministre zambien de la Santé, Roma Chilengi, a annoncé que le protocole d’accord avec les États-Unis, pour un montant de 3,6 milliards de dollars pour le secteur sanitaire, couvrant la période 2026-2030, avait été amendé afin de répondre aux préoccupations concernant la protection des données sanitaires sensibles et le contrôle national des échantillons biologiques.
« Le gouvernement a le plaisir d’annoncer qu’il signera l’accord jeudi », a déclaré le ministre.
Dans le cadre de ce partenariat de cofinancement, les États-Unis contribueront à hauteur de 1,516 milliard de dollars, tandis que la Zambie mobilisera 2,107 milliards de dollars, portant l’enveloppe globale à plus de 3,6 milliards de dollars.
La cérémonie de signature est prévue au ministère des Finances et de la Planification nationale, à Lusaka.
Selon Roma Chilengi, les négociations ont permis de revoir plusieurs dispositions controversées des versions précédentes, notamment celles relatives à la protection des données, à la propriété intellectuelle, au partage des bénéfices et au transfert d’échantillons biologiques.
« Dans sa forme actuelle, le protocole d’accord ne fait absolument aucune référence à des conditions de partage d’échantillons. Cette annexe a été totalement abandonnée », a-t-il précisé.
Le ministre a également assuré que le nouvel accord n’autorise pas le partage de données individuelles concernant les patients. Les échanges d’informations seront limités aux données nécessaires au suivi et à l’évaluation des programmes financés dans le cadre du partenariat.
Roma Chilengi a présenté l’accord comme une initiative majeure destinée à assurer la pérennité des services de santé essentiels dans les 10 provinces et 116 districts de la Zambie.
Les États-Unis comptent déjà parmi les principaux partenaires de Lusaka dans le secteur de la santé. Leur soutien porte notamment sur la lutte contre le VIH/sida et le paludisme, ainsi que sur plusieurs programmes de santé publique.
La conclusion de cet accord intervient après plusieurs mois de négociations et d’examen approfondi. Comme d’autres pays africains, la Zambie avait exprimé des réserves concernant certaines exigences américaines portant sur un partage élargi des données sanitaires et des échantillons biologiques dans le cadre des accords de financement.
Les négociateurs zambiens ont finalement obtenu une limitation des dispositions relatives au partage des données et la suppression complète des exigences concernant les échantillons biologiques, ouvrant ainsi la voie à la signature de l’accord prévue jeudi.
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