Le Parlement égyptien ouvre sa nouvelle session avec un programme chargé, marqué par le report de la réforme de la procédure pénale et la reprise de plusieurs textes institutionnels et sociaux.
Le Parlement égyptien a ouvert, le 1er octobre, sa deuxième session ordinaire de la troisième législature, après une première session conclue le 22 juillet avec l’adoption de 162 lois. La nouvelle session doit notamment permettre de reprendre plusieurs textes restés en suspens, alors que l’entrée en vigueur de la nouvelle loi sur la procédure pénale a été reportée au 1er octobre 2027. Le gouvernement et les députés mettent en avant la nécessité de disposer des moyens humains, techniques et institutionnels nécessaires à son application.
Le report de cette réforme constitue l’un des premiers dossiers de la session. La loi n°174 de 2025 devait initialement entrer en vigueur le 1er octobre 2026. Les autorités justifient ce délai supplémentaire par la nécessité de finaliser les dispositifs de notification judiciaire électronique, d’enquêtes et d’audiences à distance, ainsi que les bases de données destinées à relier les différentes institutions concernées. La préparation et la formation des personnels judiciaires figurent également parmi les chantiers identifiés.
L’administration locale constitue un autre dossier majeur. Le pays reste privé de conseils locaux élus depuis plus d’une décennie, tandis qu’un projet présenté par le gouvernement avait été rejeté par les députés en avril dernier. Le texte, jugé insuffisamment adapté aux évolutions du pays, doit faire l’objet d’une nouvelle formulation. Cette situation illustre les difficultés persistantes du législateur égyptien à réorganiser un dispositif institutionnel appelé à rapprocher la décision publique des collectivités et à renforcer les mécanismes de contrôle de l’administration locale.
Les questions sociales occupent également une place importante dans le programme annoncé. Le projet de loi unifié sur le statut personnel doit poursuivre son examen, avec des dispositions attendues sur la garde des enfants, le droit de visite, les pensions alimentaires et les procédures de divorce.
La législation consacrée aux violences faites aux femmes figure également parmi les textes susceptibles de revenir devant les commissions compétentes. Les députés souhaitent par ailleurs examiner plusieurs dossiers liés au numérique et aux télécommunications, ainsi que les règles relatives aux pensions et à la régularisation de certaines infractions en matière de construction.
La session parlementaire intervient parallèlement à la préparation du Forum Égypte 2026, prévu du 19 au 24 octobre, présenté par les autorités comme un espace de consultation sur les priorités de la prochaine phase. Cette initiative s’inscrit dans le prolongement du Dialogue national lancé en 2022 et des consultations conduites sur plusieurs dossiers économiques et sociaux.
MK/AK/Sf/APA





