La Libye s’apprête à accueillir les 10 et 11 octobre une réunion du C-10 consacrée à la réforme du Conseil de sécurité des Nations Unies, offrant à Tripoli une nouvelle occasion de renforcer son implication dans les dossiers continentaux.
Le ministère libyen des Affaires étrangères finalise les préparatifs de la réunion du Groupe africain des dix (C-10), prévue les 10 et 11 octobre à Tripoli. Le ministre des Affaires étrangères par intérim a réuni mardi plusieurs responsables de son département afin d’examiner les dispositions nécessaires à l’accueil des délégations africaines. Les préparatifs portent notamment sur les aspects organisationnels, protocolaires et logistiques de cette rencontre consacrée à un dossier majeur de la diplomatie africaine.
La réforme du Conseil de sécurité des Nations Unies constituera le principal sujet des discussions. Le C-10, qui porte la position africaine sur cette réforme, œuvre notamment à renforcer la représentation du continent au sein de l’organe exécutif de l’ONU. La question demeure au cœur des revendications africaines, alors que le continent ne dispose toujours pas de siège permanent au Conseil de sécurité, malgré son poids démographique, politique et économique croissant dans le système international.
La rencontre de Tripoli doit également permettre aux membres du groupe de renforcer leur coordination avant les prochaines échéances diplomatiques consacrées à la réforme du système multilatéral. Les autorités libyennes ont insisté sur la nécessité d’assurer une préparation complète de la réunion et de respecter les délais fixés.
La tenue de cette rencontre à Tripoli traduit ainsi la volonté des autorités libyennes de maintenir le pays dans les circuits de concertation continentale, après plusieurs années marquées par une forte instabilité institutionnelle et politique.
Pour l’Union africaine, la réforme du Conseil de sécurité reste un dossier stratégique. La position commune défendue par le continent réclame notamment une représentation permanente africaine dotée des mêmes prérogatives que les autres membres permanents, ainsi qu’une présence accrue des pays africains parmi les membres non permanents. Cette revendication vise à corriger ce que les États africains considèrent comme un déséquilibre historique dans la gouvernance du système multilatéral.
La réunion de Tripoli intervient ainsi dans un contexte où les États africains cherchent à consolider leur capacité à défendre collectivement leurs intérêts sur la scène internationale. Pour la Libye, l’accueil du C-10 constitue également un rendez-vous diplomatique significatif, susceptible de renforcer ses échanges avec les capitales africaines.
MK/AK/Sf/APA





