L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) a annoncé que plus de 20 000 migrants éthiopiens sont entrés à Djibouti depuis le 10 septembre 2026 ; nombre d’entre eux sont confrontés à de graves pénuries de nourriture et d’eau alors qu’ils empruntent la dangereuse traversée du désert en direction du
Yémen.
Lors d’un point de presse tenu mardi à Genève, Alexandre Coissac, chefde la délégation de l’OIM à Djibouti, a indiqué que les flux migratoires le long de la route de l’Est – qui relie la Corne de l’Afrique au Yémen et aux pays du Golfe, et qui compte parmi les itinéraires migratoires les plus dangereux et les plus fréquentés au monde – se poursuivent à un rythme soutenu.
M. Coissac a souligné que les migrants continuent d’emprunter ce corridor reliant la Corne de l’Afrique au Yémen et au Golfe, l’une des routes migratoires « les plus fréquentées et les plus dangereuses » de
la planète.
Selon un communiqué de l’OIM, entre le 20 et le 30 septembre, des observateurs ont recensé plus de 3.000 migrants bloqués le long des itinéraires migratoires à Djibouti ; beaucoup souffrent de déshydratation, d’épuisement et d’un manque critique de nourriture et d’eau dans des zones désertiques isolées.
L’OIM a noté que les voyageurs empruntent de plus en plus des itinéraires secondaires pour échapper à la détection, ce qui complique l’acheminement de l’aide humanitaire vers ceux qui en ont un besoin
urgent.
L’OIM fournit une aide d’urgence – incluant nourriture, eau et soutien médical – aux migrants bloqués, tout en facilitant le retour volontaire de ceux qui en font la demande.
Djibouti accueille simultanément des personnes fuyant le Yémen tout en gérant le retour de migrants en provenance de ce pays ; l’OIM a enregistré le retour de 539 Éthiopiens depuis le 10 septembre.
Ces mouvements simultanés surviennent alors que les combats s’intensifient au Yémen entre les forces gouvernementales soutenues par l’Arabie saoudite et les rebelles houthis, provoquant le déplacement de plus de 184.000 personnes depuis le 1er août, selon les dernières données de l’agence.
M. Coissac a averti que l’ampleur et la complexité de ces mouvements concomitants mettent à rude épreuve les ressources et les services dece petit Etat de la Corne de l’Afrique.
L’agence a appelé à un soutien international accru pour faire face à cette crise grandissante, soulignant que les migrants ont besoin de sécurité, de protection et d’une aide humanitaire soutenue. Coissac a déclaré lors du point de presse à Genève que, sans financement supplémentaire, l’OIM aurait du mal à maintenir les niveaux actuels d’aide tant pour les migrants qui arrivent que pour les réfugiés quirentrent chez eux.
MG/as/fss/Sf/te/APA





