Le président sud-africain Cyril Ramaphosa a réaffirmé la volonté de Prétoria de poursuivre le dialogue avec Washington sur les restrictions de visas contre certains responsables sud-africains, tout en insistant sur le respect de la souveraineté et de la dignité de son pays.
Les Etats-Unis ont annoncé, plus tôt ce mois-ci, des restrictions de visas contre certains responsables sud-africains, sans les identifier, les accusant de discrimination raciale et d’incitation à la violence contre des Sud-Africains blancs.
S’exprimant devant la presse à Johannesburg, le président Cyril Ramaphosa a indiqué que son gouvernement entendait poursuivre les discussions avec l’administration américaine afin de parvenir à la levée de ces mesures.
« Nous sommes tout à fait disposés et prêts à poursuivre notre dialogue avec les Etats-Unis, comme nous le faisons avec tous les autres pays du monde », a-t-il déclaré.
Le chef de l’Etat sud-africain a souligné que Prétoria entendait gérer les différends diplomatiques dans le respect de sa souveraineté.
« Lorsqu’il existe des différends, nous les abordons avec notre dignité et notre souveraineté, en traitant les autres nations avec respect et en attendant d’être traités de la même manière », a-t-il ajouté.
Les relations entre Prétoria et Washington se sont tendues depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche en janvier 2025, notamment autour des accusations américaines faisant état de discriminations et de violences ciblant les Sud-Africains blancs.
Le gouvernement sud-africain rejette ces accusations et affirme que les politiques mises en cause ne constituent pas des mesures discriminatoires à l’encontre de la minorité blanche.
Les divergences entre les deux pays portent également sur la politique étrangère sud-africaine, notamment la procédure engagée par Prétoria devant la Cour internationale de Justice contre Israël au sujet de la guerre à Gaza.
JN/lb/te/Sf/APA





