Les Marocains sont appelés ce mercredi 23 septembre aux urnes pour élire les nouveaux membres de la Chambre des représentants, pour un mandat de cinq ans.
Les électeurs marocains ont commencé mercredi à partir de 08h00 (heure locale et GMT) à voter pour choisir les membres de la Chambre des représentants. L’opération doit durer jusqu’à 19heures.
Ce scrutin permettra de renouveler la composition de la première Chambre, soit 395 sièges, et de définir la nouvelle carte politique qui permettra l’émergence de la future majorité gouvernementale. Quelque 40 700 bureaux de vote et 3 750 bureaux centraux sont ouverts ce mercredi de 8h à 19h, pour permettre à 15,8 millions d’électeurs inscrits d’élire les nouveaux membres de la Chambre des représentants
Selon des données officielles, le nombre des inscrits sur les listes électorales générales, arrêtées au 10 juillet 2026 à l’issue de la révision exceptionnelle, s’élève à 15.801.162 électeurs, dont 54% des hommes et 46% des femmes.. 1.850 listes de candidatures ont été déposées à l’échelle nationale, couvrant l’ensemble des circonscriptions locales et régionales, selon les données du ministère de l’Intérieur recueillies au terme de la période de dépôt des déclarations de candidatures. Ces listes regroupent 7 288 candidatures, soit une moyenne nationale de plus de 18 candidats pour chacun des sièges de la Chambre des Représentants.
Les élections législatives du 23 septembre se caractérisent par la diversité des approches et des choix présentés aux électeurs. Des formations de l’actuelle coalition gouvernementale, composée du Rassemblement national des indépendants (RNI), du Parti Authenticité et modernité (PAM) et du Parti de l’Istiqlal (PI) défendent le bilan du mandat qui s’achève, dans l’espoir de poursuivre l’action engagée, tandis que d’autres mettent en avant des programmes et des visions alternatives qui visent à améliorer l’action gouvernementale et législative.
Dans leurs programmes électoraux, les partis politiques donnent une importance à la chose sociale avec au premier rang des priorités, la préservation du pouvoir d’achat et l’amélioration du revenu.
Les différentes visions des formations politiques insistent également sur la nécessité de revoir les mécanismes d’aide directe, d’élargir les dispositifs de protection sociale et d’alléger la pression fiscale pesant sur les catégories vulnérables et la classe moyenne, afin de préserver la stabilité sociale et d’atténuer les effets de l’inflation et des fluctuations des prix.
Au volet économique, les orientations proposées par les partis s’accordent sur l’impératif de stimuler l’emploi et de soutenir le tissu entrepreneurial, considéré comme un levier essentiel de la croissance. Les différentes approches mettent l’accent sur la création d’opportunités d’emploi adaptées aux jeunes et aux femmes, ainsi que sur la facilitation de l’intégration du secteur informel. Elles prévoient aussi des incitations fiscales et des mécanismes de financement au profit des petites et moyennes entreprises ainsi qu’aux jeunes entreprises, avec pour objectif de renforcer la souveraineté économique et de réduire le chômage.
Dans la perspective de garantir la réussite de ce rendez-vous électoral et d’assurer son déroulement dans un climat d’égalité des chances entre les différents candidats, loin de toute pratique susceptible de porter atteinte à la crédibilité du scrutin et à l’intégrité de la compétition électorale, un arsenal de textes juridiques et de mesures procédurales a été mis en place aux fins de garantir la moralisation de l’opération électorale pour en faire un vecteur de consolidation de l’exercice démocratique.
Le dispositif électoral relatif aux Législatives du 23 septembre comporte ainsi de nouvelles dispositions visant à moraliser les opérations électorales et à renforcer leur transparence, avec pour ambition de réhabiliter le rôle de l’acteur politique et de rétablir la confiance entre les citoyens et les institutions élues.
Ce dispositif prévoit notamment un durcissement des sanctions liées aux infractions électorales en ce sens où 28 articles sur 32 ont été amendés, avec un alourdissement des peines privatives de liberté et des amendes, alors que certains délits ont été requalifiés en crimes au regard de leur gravité.
Les candidatures sont aussi interdites aux personnes poursuivies en état de flagrant délit pour des infractions portant atteinte à la probité et aux bonnes mœurs ou à la crédibilité du processus électoral. De même, les personnes condamnées en première instance pour des crimes, ainsi que celles condamnées en appel, perdent leur éligibilité.
Les Législatives du 23 septembre seront observées par plusieurs organisations non gouvernementales ainsi que par des institutions nationales et internationales, afin de contribuer à garantir la transparence et l’intégrité de l’opération électorale.
La commission spéciale d’accréditation des observateurs des élections a accordé son agrément à 3 006 observateurs et observatrices, représentant 26 associations non gouvernementales et une institution nationale (dont 783 observateurs du Conseil national des droits de l’Homme et 2 023 issus d’associations de la société civile marocaine).
Ces observateurs et observatrices seront déployés dans les douze régions du Royaume, outre 30 instances et organisations internationales, régionales et diplomatiques, qui seront représentées par près de 200 observateurs et observatrices issus des différentes régions du monde. Une mission de la Ligue des États arabes participe aussi à l’observation de ces élections.
Conformément aux dispositions constitutionnelles, le parti arrivé en tête du scrutin devra être chargé de former le gouvernement. Le Roi nommera ensuite le futur Chef du gouvernement parmi les membres de ce parti en application de l’article 47 de la Constitution.
AK/Sf/APA





