La Banque africaine de développement (BAD) et le Fonds mondial pour l’engagement de la communauté et la résilience (GCERF) ont signé une lettre d’intention pour renforcer la prévention, la résilience et les investissements dans les contextes fragiles et touchés par les conflits en Afrique.
L’accord a été signé lundi à New York, en marge de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations unies, par la vice-présidente principale du Groupe de la BAD, Marie-Laure Akin-Olugbade, et le président du Conseil d’administration du GCERF, Stefano Manservisi.
La cérémonie s’est déroulée à la Mission d’observation permanente de l’Union africaine auprès des Nations unies.
À travers ce partenariat, les deux institutions entendent rapprocher les initiatives de prévention conduites au niveau communautaire des investissements et programmes de développement dans les pays africains confrontés à la fragilité et aux conflits.
Le GCERF apportera son expérience des communautés et de ses partenariats locaux, tandis que la BAD mettra à contribution son expertise en matière de développement, son analyse des politiques publiques et sa capacité opérationnelle et financière.
Les deux partenaires estiment que la fragilité, l’exclusion et le manque d’opportunités socio-économiques peuvent favoriser l’apparition de facteurs de vulnérabilité liés à l’extrémisme violent.
Ils souhaitent ainsi mieux intégrer les actions de prévention de l’extrémisme violent dans les politiques de développement afin de réduire les risques d’instabilité, de préserver les acquis économiques et sociaux et de renforcer la durabilité des investissements.
« Investir dans la prévention de l’extrémisme violent, c’est aussi investir dans le développement durable », a déclaré M. Manservisi, cité dans le communiqué, soulignant l’importance de rapprocher la résilience communautaire, les opportunités économiques et la stabilité à long terme.
Pour sa part, Mme Akin-Olugbade a indiqué que la BAD pouvait contribuer à réduire les risques liés aux investissements, à renforcer les institutions et à aligner les financements sur les priorités nationales, tandis que le GCERF apporte son expertise en matière de prévention et d’engagement communautaire.
La coopération prévoit également des actions d’apprentissage conjoint, l’identification d’initiatives communes et la mise en place d’approches permettant de mieux prendre en compte les réalités locales dans les politiques et investissements de développement.
Le partenariat vise enfin à renforcer le lien entre les interventions humanitaires, les programmes de développement et les initiatives de paix, en intégrant davantage les efforts de prévention conduits au niveau local dans les stratégies nationales de développement.
TE/APA





