La société publique ghanéenne BOST Energies attribue la réduction de ses exportations de carburant vers le Mali et le Burkina Faso à la rénovation de son dépôt de Bolgatanga. Les livraisons se poursuivent provisoirement par camions depuis Tema.
La baisse des volumes de carburant acheminés depuis le Ghana vers le Mali résulte principalement des travaux engagés au dépôt pétrolier de Bolgatanga, a précisé la société publique ghanéenne BOST Energies.
Situé dans le nord du Ghana, ce dépôt constitue le principal point de passage utilisé par l’entreprise pour alimenter les marchés sahéliens. Sa rénovation perturbe le circuit habituel reliant les installations côtières aux zones de consommation du Mali et du Burkina Faso.
BOST a indiqué avoir exporté 10 000 tonnes de carburant vers le Mali, alors qu’une demande supplémentaire de 40 000 tonnes avait été formulée pour les mois d’août et de septembre. Le Burkina Faso a reçu 40 000 tonnes sur les 80 000 demandées pour juillet et août.
L’entreprise avait d’abord présenté la gestion de ses exportations comme un moyen de préserver l’approvisionnement du marché ghanéen dans un contexte de hausse des coûts internationaux et de progression de la consommation de diesel.
Dans une clarification publiée le 18 septembre, elle a écarté l’hypothèse d’une pénurie imminente au Ghana. Elle assure également que la réduction des volumes n’est liée à aucune considération politique, diplomatique ou sécuritaire concernant ses partenaires sahéliens.
Corridor
En temps normal, les produits pétroliers sont transportés vers le nord du Ghana par un réseau combinant pipelines, barges et dépôts. La fermeture partielle de Bolgatanga contraint désormais BOST à expédier le carburant par camions-citernes depuis son dépôt côtier de Tema, un itinéraire plus long et moins avantageux économiquement.
La société affirme que la rénovation du dépôt de Bolgatanga approche de son terme et que la capacité habituelle d’exportation sera rétablie après l’achèvement des travaux. Elle n’a cependant communiqué aucune date précise.
Pour le Mali, pays enclavé dont l’approvisionnement dépend de plusieurs corridors passant notamment par le Sénégal, la Côte d’Ivoire et le Ghana, cette situation rappelle la fragilité logistique du transport des hydrocarbures. Le maintien des expéditions depuis Tema permet de préserver le corridor ghanéen, mais avec des volumes provisoirement réduits.
MD/te/APA





