En marge de l’Assemblée générale de l’ONU à New York, le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a multiplié mardi les échanges sur les enjeux de paix et de sécurité, notamment la situation au Sahel et la lutte contre le terrorisme.
Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a multiplié mardi à New York les échanges consacrés aux enjeux de paix et de sécurité, avec une attention particulière portée à la situation au Sahel et à la lutte contre le terrorisme, dans le cadre de sa participation à la 81e session de l’Assemblée générale des Nations Unies.
En sa qualité de président en exercice de la Cédéao, Bassirou Diomaye Faye s’est entretenu avec plusieurs dirigeants sur les réponses à apporter aux défis sécuritaires de l’Afrique de l’Ouest. Avec son homologue somalien Hassan Sheikh Mohamoud, il a notamment échangé sur les défis communs à la Corne de l’Afrique et au Sahel, particulièrement la lutte contre le terrorisme, ainsi que sur la coopération entre l’Union africaine et les Nations Unies dans ce domaine.
Avec le président burundais Evariste Ndayishimiye, président en exercice de l’Union africaine, les discussions ont également porté sur les défis du continent, avec un accent particulier sur l’Afrique de l’Ouest. Bassirou Diomaye Faye a exposé sa vision, en tant que président de la Cédéao, pour répondre aux difficultés de la région dans un esprit de complémentarité entre l’organisation sous-régionale et l’Union africaine.
Cette séquence diplomatique intervient alors que la lutte contre le terrorisme figure parmi les priorités affichées par le président sénégalais depuis son accession à la présidence en exercice de la Cédéao, le 19 juillet 2026. À l’issue du sommet de Lungi, en Sierra Léone, il avait été rapporté sa volonté d’opérationnaliser la force régionale de lutte contre le terrorisme, de renforcer la mutualisation des moyens et de mieux protéger les populations affectées par les crises.
Quelques semaines plus tard, Bassirou Diomaye Faye et le général Birame Diop, installé à la tête de la Commission de la Cédéao, avaient placé la réponse collective au terrorisme parmi les principaux chantiers de leur mandat. Les deux responsables avaient notamment évoqué l’opérationnalisation de la brigade régionale de lutte contre le terrorisme.
Le Sahel constitue également un dossier particulier dans les relations entre la Cédéao et les pays de l’Alliance des États du Sahel (AES). Le déplacement du dirigeant sénégalais au Mali, en juillet dernier, constituait son premier voyage régional après son accession à la présidence de la Cédéao et intervenait dans un contexte de redéfinition des relations entre l’organisation ouest-africaine et la Confédération des États du Sahel.
À New York, le président sénégalais a également évoqué la situation sécuritaire au Sahel avec le président du Conseil européen António Costa. Les deux responsables ont exprimé leur préoccupation face à la dégradation de la situation dans la région, tandis que Bassirou Diomaye Faye a encouragé l’Union européenne à renforcer son appui aux initiatives africaines en faveur de la paix et de la lutte contre le terrorisme.
Avec Emmanuel Macron, les discussions ont porté sur le partenariat entre le Sénégal et la France, ainsi que sur les enjeux internationaux de paix et de sécurité. Les deux chefs d’État ont réaffirmé leur attachement au respect de la Charte des Nations Unies et au règlement pacifique des différends.
En marge de ces entretiens, Bassirou Diomaye Faye a participé à une réunion de haut niveau consacrée à la mise en œuvre du Pacte pour l’avenir en Afrique. Invité à intervenir en sa qualité de président en exercice de la Cédéao, il a plaidé pour un multilatéralisme rénové, notamment sur les questions de financement du développement, de transition numérique et de paix.
AC/Sf/APA





