Les Marocains sont appelés aux urnes le 23 septembre 2026 afin d’élire les nouveaux membres de la Chambre de représentants pour un mandat de cinq ans, un scrutin qui déterminera aussi la nouvelle équipe gouvernementale.
Le mode de scrutin au Maroc désigne l’ensemble des règles juridiques et techniques à même de convertir les suffrages exprimés par les électeurs en sièges au sein des instances élues.
La loi organique relative à la Chambre des représentants, dont le scrutin est prévu le 23 septembre 2026, encadre les différentes étapes de l’opération électorale, qu’il s’agisse de la répartition des sièges entre les circonscriptions électorales, des modalités de vote et de décompte des voix, ou encore du calcul du nombre de sièges pour chaque liste et du classement des candidats élus.
La Chambre des représentants est composée de 395 membres, dont 305 sont élus au niveau des circonscriptions électorales locales et 90 au titre des circonscriptions électorales régionales.
L’élection des membres de la Chambre se déroule au suffrage universel direct par le biais du scrutin par liste, à la représentation proportionnelle suivant la règle du plus fort reste sans panachage ni vote préférentiel. En vertu de ce système, l’électeur vote pour une liste telle qu’elle est présentée, tandis que les sièges sont attribués aux candidats selon leur ordre de classement sur la liste.
Les sièges régionaux sont répartis entre les différentes régions du Royaume, alors que les circonscriptions électorales locales sont créées par décret qui fixe également le nombre de sièges attribués à chacune d’elles, en prenant en considération l’équilibre démographique, l’aspect spatial, ainsi que le caractère homogène du ressort territorial des circonscriptions.
Dans ce cadre, la loi organique relative à la Chambre des représentants a introduit des modifications à certaines dispositions se rapportant aux candidatures, sans modifier les dispositions régissant le mode de scrutin.
Parmi les principales nouveautés introduites figure l’obligation que les listes de candidature présentées au titre des circonscriptions électorales régionales soient exclusivement composées des noms de femmes, sans pour autant les priver de leur droit de se porter candidates dans les circonscriptions électorales locales.
En ce qui concerne la répartition des sièges, le nombre de sièges attribués à chaque liste est calculé en divisant le nombre d’électeurs inscrits dans la circonscription électorale concernée par le nombre de sièges à pourvoir, tandis que les sièges restants sont attribués selon la règle du plus fort reste, en les attribuant aux listes ayant obtenu les chiffres les plus proches dudit quotient.
Une fois connu le nombre de sièges obtenus par chaque liste, leur attribution aux candidats s’effectue selon l’ordre de leur classement sur la liste, en établissant les effets découlant de la perte de l’un d’entre eux et de la promotion au rang supérieur des candidats classés après lui selon les cas prévus par la loi.
La loi traite également des cas susceptibles de se présenter lors de la répartition des sièges. Ainsi, lorsque deux ou plusieurs listes ont recueilli le même reste, le candidat le moins âgé est élu, en tenant compte de l’ordre de classement dans la liste. En cas d’égalité d’âge, un tirage au sort désigne le candidat élu.
Le scrutin du 23 septembre doit permettre de renouveler les 395 membres de la Chambre des représentants, première chambre du parlement, et de déterminer aussi la nouvelle majorité parlementaire appelée à soutenir le prochain gouvernement. Conformément aux dispositions constitutionnelles, le parti arrivé en tête du scrutin devra être chargé de former le gouvernement. Le Roi nommera ensuite le futur Chef du gouvernement parmi les membres du parti arrivé premier lors des législatives en application de l’article 47 de la Constitution.
Le futur gouvernement doit ensuite obtenir la confiance des députes de la Chambre des représentants après la présentation de son programme pour les cinq années à venir.
Pour ce scrutin, 1 850 listes de candidatures ont été déposées à l’échelle nationale, pour un total de 7 288 candidatures, soit une moyenne de plus de 18 candidatures par siège, selon les données du ministère de l’Intérieur.
Au total, 28 formations politiques ont pris part à cette opération, dont une coalition de partis constituée à l’occasion de ces élections. Deux listes de candidatures sans appartenance politique ont également été présentées dans deux circonscriptions électorales locales. Dans les circonscriptions électorales locales, 1 615 listes regroupant 5 505 candidates et candidats ont été présentées, contre 1 472 listes comprenant 5 046 candidatures lors des élections législatives de 2021.
Dans les 12 circonscriptions électorales régionales, dédiées exclusivement aux femmes, 235 listes comprenant 1 783 candidates ont été déposées, soit une moyenne de 20 candidatures par siège. Les candidatures féminines atteignent au total 2 658, soit 36,47% de l’ensemble des candidatures. Elles comprennent 1 783 candidates dans les circonscriptions électorales régionales et 875 dans les circonscriptions locales. Par ailleurs, 121 listes de candidatures présentées dans les circonscriptions électorales locales sont présidées par des candidates têtes de listes.
Parmi les membres du Parlement actuellement en exercice ayant présenté leur candidature à cette échéance électorale, figurent 227 parlementaires, dont 204 députés, 20 députées et 3 conseillers.
AK/Sf/APA





