La police nigériane a extradé vers la Chine un ressortissant chinois recherché par les autorités de son pays pour son implication présumée dans l’importation à grande échelle de bois de rose africain, a annoncé le Bureau central national d’INTERPOL (NCB), à Abuja.
Identifié comme Zhang Shijie, un fugitif chinois a été arrêté au Nigéria avant d’être remis aux autorités chinoises et reconduit à Guangzhou, selon un communiqué de la police nigériane.
Zhang était recherché par les services douaniers de Haikou, en Chine, en vertu d’un mandat d’arrêt délivré le 7 janvier 2021, dans le cadre d’une enquête portant sur l’importation présumée d’environ 1 400 tonnes de Pterocarpus erinaceus, communément appelé bois de rose africain.
La cargaison était estimée à environ 15,7 millions de yuans chinois, selon la même source.
Les faits présumés auraient été commis entre novembre 2020 et janvier 2021. Après les faits, Zhang aurait quitté la Chine et séjourné à l’étranger avant d’être localisé au Nigéria, où il résidait dans l’Etat d’Ogun.
Les investigations des services nigérians ont notamment établi qu’il détenait un passeport chinois arrivé à expiration le 11 novembre 2023, précise la police.
Son arrestation a été menée à l’issue d’opérations de collecte de renseignements, de surveillance et de coopération entre les services concernés, avant sa remise aux autorités chinoises.
Le chef de la police nigériane, Olatunji Rilwan Disu, a réaffirmé l’engagement de son institution à renforcer la coopération policière internationale et à utiliser les mécanismes d’INTERPOL pour localiser les fugitifs et lutter contre la criminalité transnationale.
La police nigériane a également indiqué vouloir poursuivre sa coopération avec INTERPOL et les autres partenaires internationaux afin de renforcer la sécurité transfrontalière et d’empêcher le Nigéria de servir de refuge à des personnes recherchées dans d’autres juridictions.
Le Pterocarpus erinaceus, arbre originaire d’Afrique de l’Ouest, est une essence protégée dont le commerce international est réglementé en raison de la pression exercée sur ses populations par l’exploitation et le trafic de bois.
AC/Sf/APA





