La prise en otage des principales autorités de la transition, le 16 septembre 2015, par le Régiment de sécurité présidentielle (RSP) marque le début d’un putsch qui sera officiellement proclamé le lendemain.
Des éléments du Régiment de sécurité présidentielle (RSP) interrompent le Conseil des ministres du 16 septembre 2015, au palais de Kosyam et prennent en otage le président de la Transition, Michel Kafando, le Premier ministre Yacouba Isaac Zida et deux ministres, Augustin Loada et René Bagoro.
Le coup d’Etat intervient à quelques semaines des élections présidentielle et législatives prévues le 11 octobre 2015 et dans un contexte de fortes tensions autour du RSP, ancienne garde présidentielle de Blaise Compaoré.
Une commission de réforme mise en place après la chute de M. Compaoré avait notamment recommandé la dissolution de cette unité, dont les dirigeants s’opposaient à certaines mesures de la transition.
Le 17 septembre, le général Gilbert Diendéré annonce la dissolution des institutions de transition et la création du Conseil national pour la démocratie (CND). Il affirme prendre la tête de cette nouvelle instance, consacrant ainsi publiquement le coup d’État.
La prise de pouvoir est condamnée par les autorités politiques, la société civile et plusieurs organisations régionales et internationales. La mobilisation de la population et le refus de l’armée régulière de soutenir les putschistes contribuent à l’échec du coup de force.
Michel Kafando est réinstallé comme président de la Transition le 23 septembre. Le RSP est ensuite dissous, mettant fin à l’existence de cette unité créée sous le régime de Blaise Compaoré.
Sf/APA





