Alger met fin à ses relations diplomatiques avec Abou Dhabi, une décision présentée comme l’ultime étape après l’échec des tentatives de préserver les liens bilatéraux.
L’Algérie a annoncé, jeudi, la rupture de ses relations diplomatiques avec les Émirats arabes unis, affirmant avoir épuisé toutes les démarches visant à préserver les relations bilatérales. Selon l’Agence de presse algérienne (APS), qui cite un communiqué du ministère des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l’étranger et des Affaires africaines, cette décision marque une nouvelle crise majeure entre les deux États.
Les autorités algériennes présentent cette rupture comme l’aboutissement d’un processus au cours duquel toutes les tentatives de maintien du dialogue auraient échoué. Aucun calendrier précis n’a toutefois été communiqué concernant les conséquences immédiates de cette décision, notamment sur le fonctionnement des représentations diplomatiques, les échanges économiques ou la situation des ressortissants des deux pays.
Cette annonce intervient dans un contexte où les désaccords entre Alger et Abou Dhabi s’étaient progressivement accentués sur plusieurs questions géopolitiques. Les positions divergentes concernant la Libye, le Sahel, les équilibres au Maghreb ainsi que les rapprochements diplomatiques opérés par les Émirats avec certains partenaires régionaux avaient alimenté une défiance persistante. Ces dernières années, les responsables algériens avaient multiplié les critiques à l’égard d’Abou Dhabi, laissant entrevoir une détérioration continue des relations.
Sur le plan économique, cette rupture pourrait fragiliser des perspectives de coopération dans plusieurs secteurs, notamment l’énergie, les infrastructures, la finance et les investissements.
Les Émirats figurent parmi les investisseurs les plus influents du Golfe, tandis que l’Algérie cherche officiellement à attirer davantage de capitaux étrangers pour diversifier une économie encore largement dépendante des hydrocarbures. L’avenir des projets en cours demeure incertain.
Au-delà du cas émirati, cette décision s’inscrit dans une séquence diplomatique plus large marquée par des tensions répétées avec plusieurs partenaires étrangers. Après les crises avec le Maroc et la France, cette nouvelle rupture renforce l’image d’une diplomatie de plus en plus conflictuelle, dans un contexte régional déjà marqué par de fortes recompositions géopolitiques.
MK/AK/Sf/APA





