Le ministère de la Santé a fixé au 15 novembre l’activation généralisée du dossier médical électronique dans les établissements de santé, imposant un délai de deux mois à un chantier dont l’état d’avancement national n’a pas été détaillé.
Le ministre algérien de la Santé, Mohamed Seddik Ait Messaoudene, a réuni les responsables concernés pour examiner la phase finale de la numérisation du dossier médical. Le dispositif doit centraliser les données des patients, faciliter leur consultation entre services et réduire la répétition des formalités et des examens.
Les autorités espèrent également améliorer l’accueil des urgences et sécuriser les actes médicaux grâce à un accès plus rapide aux antécédents, prescriptions et résultats. Une interconnexion fonctionnelle pourrait limiter les pertes de dossiers et rendre le parcours de soins plus cohérent entre établissements.
L’échéance du 15 novembre prend toutefois la forme d’un ultimatum administratif sans tableau de bord public. Aucun chiffre ne précise la proportion d’hôpitaux déjà équipés, le nombre de dossiers migrés, les besoins de formation ou la disponibilité des réseaux dans les établissements éloignés.
La protection des données médicales constitue une autre fragilité. Les éléments publiés ne détaillent ni les règles d’accès, ni le chiffrement, ni la conservation des journaux de connexion, ni la procédure de correction d’une erreur. Une numérisation précipitée pourrait déplacer les dysfonctionnements du papier vers des bases incomplètes ou mal sécurisées.
Le calendrier devra aussi tenir compte des coupures de réseau et des pannes informatiques. Des procédures de continuité sont indispensables pour que l’indisponibilité du système ne bloque pas l’admission, la prescription ou la délivrance de soins urgents.
La date butoir donne un objectif mesurable, mais sa crédibilité dépendra de la publication de résultats établissement par établissement. Sans indicateurs sur la couverture, la disponibilité et la sécurité, l’annonce risquerait de confondre activation technique et transformation réelle du service rendu.
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