Le projet minier Bielméra Mining, présenté comme la première mine populaire financée majoritairement par l’actionnariat populaire au Burkina Faso, a franchi un nouveau cap. Selon l’Agence pour la Promotion de l’Entrepreneuriat Communautaire (APEC), les travaux sont réalisés à environ 90 % et les premiers tests de l’usine sont prévus au plus tard durant la première semaine d’octobre 2026.
Le directeur général de l’APEC, Karim Traoré, s’est rendu sur le site le mardi 8 septembre afin de constater l’état d’avancement des travaux. À l’issue de la visite, il a salué les progrès réalisés sur cette infrastructure minière située dans la région du Djôrô.
Initialement conçu comme une exploitation semi-mécanisée, le projet a finalement été transformé en mine industrielle de petite capacité, à la suite d’études ayant confirmé le potentiel du gisement.
« Nous avons pu voir effectivement la configuration de cette mine qui a démarré sous forme de mine semi-mécanisée et finalement qui a aujourd’hui la forme d’une mine industrielle miniaturisée », a expliqué Karim Traoré.
Une usine de 100 tonnes par jour
La construction de l’usine a été réalisée avec des compétences nationales, selon les responsables de Bielméra Mining. L’installation est dotée d’une capacité de traitement de 100 tonnes de minerai par jour.
Le site dispose déjà d’un important stock de minerai. Plus de 85 000 tonnes sont actuellement entreposées, d’après la direction de Bielméra Mining.
L’unité industrielle comprend notamment des concasseurs, des broyeurs, des équipements de récupération gravimétrique et chimique ainsi qu’une unité de fusion.
Le directeur général de Bielméra Mining, Maurice Zongo, a annoncé le démarrage prochain de la phase d’essais.
« Nous comptons commencer les tests au plus tard la première semaine d’octobre 2026 », a-t-il indiqué.
Ces tests devraient s’étendre sur une période comprise entre un et deux mois, avant le démarrage de la production commerciale, a-t-il précisé.
Un projet présenté comme 100 % burkinabè
Pour Maurice Zongo, Bielméra Mining constitue une réalisation essentiellement burkinabè, depuis les travaux d’exploration jusqu’à la construction de l’usine. Il a, à cette occasion, invité les souscripteurs à poursuivre leur engagement dans le projet et à renforcer leurs parts.
De son côté, le directeur général de l’APEC considère cette initiative comme une illustration de la diversification des investissements portés par l’entrepreneuriat communautaire.
Selon Karim Traoré, l’APEC entend développer, aux côtés des projets agroalimentaires, des investissements dans le secteur minier afin d’élargir les sources de revenus des entreprises communautaires.
« Nous pouvons déjà dire que le premier dividende social est visible », a-t-il déclaré, faisant notamment référence aux emplois générés par les différentes entreprises communautaires.
Plus de 100 emplois attendus
Plus d’une centaine de personnes devraient être employées sur le seul site de Bielméra Mining, selon l’APEC.
Le délégué régional de la SCOOP-CA/APEC, Bonaba Segda, a pour sa part exprimé sa satisfaction face à l’avancement des travaux.
L’APEC indique par ailleurs que la première phase de mise en place des entreprises communautaires arrive progressivement à son terme. L’Agence rappelle que les citoyens ont encore la possibilité de souscrire aux différents projets concernés.
Le préfet et président de la délégation spéciale de la commune, Aboubacar François Coulibaly, s’est également félicité de l’évolution du chantier et a exprimé son souhait de voir l’infrastructure achevée et officiellement inaugurée dans les meilleurs délais.
HO/te/APA





