Washington a réaffirmé son soutien à l’unification des institutions libyennes et défendu l’adoption d’un budget national commun, présenté comme une étape indispensable vers la stabilisation économique et politique du pays.
Le conseiller principal du président américain pour les affaires arabes et africaines, Massad Boulos, a assuré mercredi que les États-Unis restaient déterminés à accompagner les efforts visant à réunifier les institutions économiques, militaires et politiques de la Libye. Dans un message publié sur le réseau social X, il a estimé que cette démarche devait permettre de créer les conditions d’une «stabilité, d’une prospérité et d’une paix durables».
Cette déclaration intervient alors que Washington cherche à donner une nouvelle impulsion à son engagement dans le dossier libyen. Les États-Unis ont récemment lancé une initiative spéciale destinée, selon Massad Boulos, à compléter la feuille de route à moyen et long terme conduite par la Mission d’appui des Nations Unies en Libye (MANUL). Cette approche repose sur des avancées progressives négociées avec les différentes parties libyennes depuis juillet 2025.
L’unification budgétaire occupe une place centrale dans ce dispositif. Le responsable américain a réaffirmé le soutien de Washington à un accord établissant un budget commun pour l’ensemble du territoire. Une telle entente doit, selon lui, renforcer la capacité de la Banque centrale de Libye à préserver la stabilité financière et à protéger le pouvoir d’achat de la population.
Massad Boulos a également qualifié la Banque centrale d’«institution technocratique critique», soulignant son rôle dans la continuité économique d’un pays dont les institutions restent fragmentées. Au-delà de la gestion des dépenses publiques, l’enjeu porte sur l’établissement de mécanismes acceptés par les différentes autorités pour répartir les ressources nationales et encadrer leur utilisation.
La portée de l’initiative américaine dépendra toutefois de sa capacité à produire des accords applicables. Malgré les progrès évoqués par Washington, aucun calendrier précis n’a été annoncé pour l’unification des institutions ni pour l’adoption définitive du budget commun. La persistance des rivalités politiques et sécuritaires continue par ailleurs de limiter l’autorité des institutions nationales.
Les États-Unis présentent ainsi leur action comme complémentaire de la médiation onusienne et non comme une démarche concurrente. L’objectif affiché consiste à obtenir des résultats intermédiaires susceptibles de soutenir le processus politique général. Leur pérennité restera néanmoins conditionnée à l’adhésion des acteurs libyens et à leur volonté de dépasser les divisions qui paralysent le pays depuis plus d’une décennie.
MK/AK/Sf/APA







