Le nombre de cas confirmés d’Ebola en République démocratique du Congo (RDC) a dépassé les 5 500, avec 2 642 décès, alors que l’épidémie continue de s’étendre rapidement à plusieurs provinces du pays, a indiqué dimanche le Centre africain de contrôle et de prévention des maladies (CDC Afrique).
Intervenant lors de la réunion du Comité ministériel africain de haut niveau, tenue au siège du CDC Afrique à Addis-Abeba, la capitale éthiopienne, Wessam Mankoula, responsable des opérations de riposte à Ebola au sein de l’institution, a alerté sur la vitesse de propagation de l’épidémie au cours de ses 100 premiers jours.
« L’épidémie se propage rapidement et gagne du terrain. Il s’agit actuellement de l’épidémie d’Ebola à la croissance la plus rapide que nous ayons jamais connue, et de la deuxième plus importante de l’histoire », a déclaré M. Mankoula.
Selon les dernières données communiquées par le CDC Afrique et les autorités congolaises, la RDC compte désormais 5 514 cas confirmés, pour 2 642 décès, soit un taux de létalité de 47,9 %. Quelque 1 200 patients ont été déclarés guéris.
Déclarée le 15 mai dans trois zones de santé d’une seule province, l’épidémie s’est depuis étendue à environ 57 zones de santé réparties dans six provinces, illustrant l’ampleur croissante du défi sanitaire et logistique auquel sont confrontées les autorités congolaises et leurs partenaires.
Pour mesurer l’étendue géographique de la crise, Wessam Mankoula a souligné que les provinces actuellement touchées couvrent un territoire plus vaste que celui de 36 Etats membres de l’Union africaine. Leur superficie cumulée dépasse également celle de la France, de l’Espagne et de l’Allemagne, tandis que leur population est supérieure à celle de 38 pays africains.
Le responsable du CDC Afrique a également établi une comparaison avec la grande épidémie d’Ebola qui avait frappé l’Afrique de l’Ouest. Au cours des 13 premières semaines, l’épidémie actuelle en RDC aurait enregistré 9,7 fois plus de cas et 7,1 fois plus de décès que l’épidémie ouest-africaine sur la même période.
Cette progression rapide accentue la pression sur les structures de prise en charge, les équipes de surveillance épidémiologique et les dispositifs de prévention et de contrôle des infections. Elle renforce également la nécessité d’une mobilisation coordonnée des autorités nationales, du CDC Afrique et des partenaires internationaux afin de contenir la transmission et de réduire la mortalité.
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