Au moins 657 violations et atteintes aux droits humains ont été documentées en République démocratique du Congo (RDC) au cours du mois de juin 2026, soit une hausse de 33 % en l’espace d’un mois, selon les données du Bureau conjoint des Nations Unies aux Droits de l’Homme (BCNUDH) sur la situation des droits humains dans le pays.
Les populations civiles des provinces de la RDC en proie aux conflits armés demeurent les principales victimes de la dégradation de la situation sécuritaire, avec 657 violations et atteintes aux droits humains documentées par le Bureau des Nations Unies. Les violences affectent particulièrement les communautés vivant dans les zones où s’affrontent groupes armés et forces régulières, aggravant la vulnérabilité des populations déjà confrontées aux déplacements et aux difficultés d’accès aux services essentiels.
Cette progression du nombre de violations intervient alors que l’est de la RDC reste confronté à une situation sécuritaire particulièrement volatile, marquée par la persistance des affrontements, les déplacements de populations et les exactions contre les civils.
Les atteintes documentées comprennent notamment des actes de violence visant les populations, des violations du droit à la vie et à l’intégrité physique, ainsi que d’autres abus commis dans le contexte des conflits armés.
La hausse enregistrée en juin souligne la nécessité de renforcer la protection des civils et les mécanismes de prévention et de lutte contre l’impunité. Elle intervient également dans un contexte où les efforts diplomatiques et sécuritaires visant à réduire les violences dans l’est du pays restent confrontés à d’importants défis.
La situation humanitaire demeure préoccupante dans les provinces affectées par les conflits. Les déplacements forcés, la destruction ou l’accès limité aux infrastructures essentielles et la fragilisation des moyens de subsistance accentuent les conséquences des violences sur les populations.
Face à cette situation, les acteurs de la protection des droits humains appellent à renforcer la surveillance des violations, à garantir l’accès humanitaire aux populations vulnérables et à traduire les auteurs d’exactions devant la justice.
L’augmentation de 33 % des violations documentées en juin constitue ainsi un nouveau signal d’alerte sur la situation des civils en RDC et souligne l’urgence de mesures concrètes pour assurer leur protection dans les zones affectées par les conflits.
TE/Sf/APA







