Cent quarante-huit ex-combattants bénéficient à Bocaranga, dans la préfecture de l’Ouham-Pendé, d’un accompagnement dans le cadre du Programme de réduction de la violence communautaire (CVR), destiné à favoriser leur réintégration socio-économique et à consolider la paix.
Une équipe de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) a effectué, le 19 août, une mission de suivi auprès de 148 ex-combattants bénéficiaires de soutien pour leur réinsertion, afin d’évaluer les progrès réalisés et d’identifier les difficultés rencontrées.
Les participants suivent d’abord une formation de deux mois en éducation civique avant d’être orientés vers différentes filières professionnelles, notamment la mécanique, la conduite automobile, la saponification, la couture et l’élevage de moutons.
Plusieurs bénéficiaires ont salué cet accompagnement, estimant qu’il leur permet d’envisager une nouvelle vie loin des groupes armés.
« Avec les kits que je vais recevoir à la fin de ma formation en conduite automobile, je serai autonome pour gérer ma vie. J’appelle les autres à emboîter mes pas », a déclaré Abel Delatide, l’un des participants.
Le coordonnateur régional des activités de désarmement, démobilisation et réintégration (DDR) de la MINUSCA pour la zone de l’Équateur, Sam Howard, a appelé les bénéficiaires à préserver les acquis de la paix, à renforcer la cohésion sociale et à contribuer au développement de leurs communautés.
Il a également relevé les progrès réalisés et les défis persistants, indiquant que les observations recueillies permettront de formuler des propositions pour améliorer l’accompagnement et les conditions de réintégration des ex-combattants.
La MINUSCA considère la réintégration durable des ex-combattants comme un levier essentiel de stabilité et de consolidation de la paix dans l’Ouham-Pendé.
TE/Sf/APA







