Des groupes armés terroristes recourent davantage au recrutement de mineurs pour compenser leurs pertes, selon l’Agence d’information du Burkina (AIB). Ces enfants sont utilisés comme guetteurs, informateurs ou combattants.
Face aux pertes infligées par les forces burkinabè, les groupes armés cherchent de nouvelles recrues. Leur cible : des enfants parfois âgés d’une dizaine d’années.
Selon l’AIB, les Forces de défense et de sécurité (FDS) et les Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) ont infligé de lourdes pertes aux groupes armés au cours de plusieurs opérations. Ces derniers tenteraient ainsi de reconstituer leurs effectifs.
Le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), affilié à Al-Qaïda, est particulièrement cité dans cette stratégie par l’agence burkinabè.
Les méthodes de recrutement varient. Certains mineurs seraient trompés. D’autres seraient contraints de rejoindre les groupes armés. Leur vulnérabilité et leur précarité seraient exploitées.
Une fois enrôlés, les enfants reçoivent, selon l’AIB, une formation rapide. Ils peuvent être employés comme guetteurs, espions ou opérateurs radio. Certains seraient également envoyés au combat.
L’agence affirme que plusieurs mineurs ont été retrouvés lors du démantèlement de bases terroristes par l’armée burkinabè. Leur âge serait compris entre 10 et 14 ans.
Ces enfants auraient livré des témoignages faisant état de violences et d’abandons. Selon l’AIB, certains groupes les laisseraient derrière eux lorsqu’ils sont poursuivis par les forces combattantes.
Le recrutement et l’utilisation d’enfants dans les conflits armés constituent une violation grave du droit international humanitaire.
L’AIB appelle enfin les parents à la vigilance. Elle les exhorte à protéger les enfants contre les tentatives de recrutement des groupes armés.
HO/te/Sf/APA





