Le Burkina Faso a lancé trois plateformes numériques destinées à simplifier l’accès aux services administratifs protocolaires et consulaires. L’initiative vise notamment la diaspora burkinabè et les missions diplomatiques à l’étranger.
Le Burkina Faso accélère la dématérialisation de son administration. Trois nouvelles plateformes numériques ont été officiellement lancées mercredi à Ouagadougou par le ministère des Affaires étrangères pour simplifier l’accès aux services protocolaires et consulaires.
La cérémonie a été présidée par le ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré. Elle s’est déroulée en présence de la ministre de la Transition digitale, Aminata Zerbo/Sabane, et de plusieurs membres du corps diplomatique.
Les missions diplomatiques et postes consulaires burkinabè à l’étranger ont également pris part à la cérémonie en ligne.
La première plateforme, baptisée « Portail de la diaspora burkinabè », permettra aux ressortissants vivant à l’étranger de s’immatriculer. Ils pourront aussi prendre rendez-vous en ligne pour certaines démarches consulaires.
La deuxième, appelée « E-Protocole », est destinée aux ambassades et organisations internationales accréditées au Burkina Faso. Elle doit faciliter les demandes de cartes diplomatiques, de cartes d’accès aux salons officiels des aéroports de Ouagadougou et de Bobo-Dioulasso, ainsi que les demandes d’autorisations spéciales.
La troisième plateforme centralise le site internet du ministère et ceux de ses 52 missions diplomatiques et postes consulaires.
Selon le ministère, cette centralisation doit renforcer la visibilité de la diplomatie burkinabè et améliorer l’accès à l’information.
« C’est un grand pas que nous venons de poser dans la poursuite de la dématérialisation des services », a déclaré Karamoko Jean Marie Traoré.
Le ministre a appelé les missions diplomatiques à actualiser régulièrement les plateformes. Il a également invité les usagers à les utiliser et à transmettre leurs observations.
La ministre Aminata Zerbo/Sabane a assuré de la fiabilité des outils. Elle a encouragé les utilisateurs à partager leurs expériences afin d’améliorer progressivement les services.
Le doyen du corps diplomatique, Youssef Slaoui, a salué une « innovation majeure » facilitant l’accès aux services du protocole d’Etat.
Ho/Sf/APA







