Le gouvernement égyptien prévoit de lancer début 2027 un nouveau mécanisme de garantie destiné à faciliter le financement des infrastructures par le secteur privé, avec l’appui du Groupe de la Banque mondiale.
Le Premier ministre égyptien, Moustafa Madbouly, a examiné mardi le projet d’Infrastructure Finance Guarantee Facility (IFGF), un mécanisme de garantie conçu pour mobiliser davantage de capitaux privés en faveur des projets d’infrastructures tout en limitant le recours aux garanties souveraines de l’État, selon un communiqué du gouvernement.
Développé en partenariat avec le Groupe de la Banque mondiale, ce dispositif vise à réduire les risques supportés par les banques commerciales et les investisseurs privés afin de faciliter le financement de projets dans des secteurs tels que l’énergie, l’eau, les transports et le logement. Lors de la réunion, M. Madbouly a demandé aux ministères et organismes concernés d’accélérer les procédures afin de finaliser le mécanisme avant la fin de l’année, en vue d’un lancement au début de 2027.
Selon le gouvernement, l’IFGF s’inscrit dans la stratégie visant à renforcer la participation du secteur privé au développement économique et à promouvoir les partenariats public-privé (PPP). Le vice-Premier ministre chargé des Affaires économiques, Hussein Issa, a indiqué que ce mécanisme devrait contribuer à élargir les investissements privés dans les infrastructures tout en améliorant l’utilisation des ressources publiques et en réduisant les charges financières de l’État.
Le dispositif est élaboré avec la participation de la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD), de la Société financière internationale (IFC) et, potentiellement, de la Banque africaine de développement (BAD). Il offrira différentes garanties, notamment en matière de paiement, de résiliation de contrats et de service de la dette, afin d’améliorer la solvabilité des projets et de favoriser leur financement par les investisseurs institutionnels ainsi que par les banques commerciales, y compris en monnaie locale.
Le ministre de la Planification et du Développement économique, Ahmed Rostom, a indiqué que les premiers projets susceptibles de bénéficier de ce mécanisme concerneront des infrastructures prévues entre 2028 et 2038, avec une priorité accordée aux énergies renouvelables dans le cadre des partenariats public-privé. Selon lui, l’IFGF contribuera également à développer les financements en monnaie locale, à limiter les risques de change et à soutenir les objectifs de soutenabilité budgétaire inscrits dans la Vision Égypte 2030.
De son côté, le directeur des pratiques mondiales du financement, de la compétitivité et de l’innovation à la Banque mondiale, Niraj Verma, a estimé que ce mécanisme répond aux besoins de financement des infrastructures en Égypte. Il a rappelé que des dispositifs comparables ont déjà été mis en œuvre dans plusieurs pays, notamment en Inde, en Indonésie et dans certains États africains, afin de mobiliser les investissements privés tout en limitant l’exposition des finances publiques aux risques liés aux projets d’infrastructures.
MK/AK/Sf/APA







