Des affrontements armés ont éclaté lundi dans plusieurs quartiers de la ville d’Al-Zawiya, à une quarantaine de kilomètres à l’ouest de Tripoli, provoquant la fermeture de la route menant à la raffinerie de pétrole de la ville, selon des sources locales. Aucune autorité officielle n’avait, dans l’immédiat, communiqué de bilan humain ou matériel ni précisé les circonstances de ces violences.
D’après des sources locales, les combats ont opposé des groupes armés dans plusieurs secteurs de la ville. Les affrontements ont conduit à la fermeture de la voie d’accès à la route côtière, connue localement sous le nom de « route de la raffinerie », qui relie notamment la zone d’Al-Fassi. Cet axe est considéré comme stratégique en raison de son rôle dans l’accès à la raffinerie d’Al-Zawiya, l’une des principales infrastructures pétrolières de l’ouest libyen.
Les autorités n’ont pas précisé les causes des affrontements ni identifié les groupes impliqués. Aucun bilan officiel des victimes ou des dégâts matériels n’était disponible au moment de la publication.
Ces nouveaux incidents interviennent deux jours après un autre épisode de violence dans la même ville. Quatre personnes avaient été tuées lorsque leur véhicule avait été pris pour cible par des hommes armés près de l’université d’Al-Zawiya, avant de s’embraser sous l’effet des tirs. Selon l’Institut national des droits de l’homme en Libye, les assaillants étaient des individus armés qualifiés de « hors-la-loi ». L’organisation a indiqué avoir documenté les faits tout en soulignant qu’aucun élément ne permettait, à ce stade, d’établir un lien entre cette attaque et les affrontements survenus lundi.
Dans un communiqué, l’Institut a appelé le procureur général et les services de sécurité à ouvrir une enquête approfondie afin d’identifier et d’interpeller les responsables. Il a également exprimé son inquiétude face à la multiplication des exécutions extrajudiciaires, des enlèvements et des arrestations arbitraires en Libye, estimant que cette évolution reflète la dégradation continue de la situation sécuritaire et les difficultés des forces de sécurité à assurer la protection des populations civiles.
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