Les ministres de la Défense du Burkina Faso, du Mali et du Niger ont examiné, vendredi à Ouagadougou, un projet de statut de la force unifiée de la Confédération des États du Sahel (AES), une étape présentée comme déterminante dans la mise en place d’une armée commune destinée à renforcer la lutte contre le terrorisme.
Réunis dans la capitale burkinabè, le ministre burkinabè de la Guerre et des Anciens combattants, le général de division Célestin Simporé, le ministre nigérien de la Défense nationale, le général Salifou Mody, et le ministre délégué à la Défense du Mali, le général Oumar Diarra, ont planché sur ce texte appelé à encadrer juridiquement les opérations de la future force confédérale.
À l’ouverture des travaux, le général Simporé a indiqué que les trois États entraient dans une nouvelle phase de structuration de leur coopération militaire.
Selon lui, le projet de statut constituera le fondement juridique de la force unifiée de l’AES et permettra à celle-ci de conduire des opérations conjointes sur l’ensemble du territoire confédéral contre les groupes armés.
« Cette force unifiée constitue le socle de la véritable armée que nous sommes en train de bâtir ensemble », a déclaré le ministre burkinabè.
Il a souligné la volonté des trois pays de renforcer leurs capacités humaines, matérielles et opérationnelles afin d’améliorer l’efficacité de leurs actions militaires conjointes.
Le général Simporé a également annoncé une montée en puissance progressive de cette force, avec l’ambition de disposer d’une armée commune intégrée, réactive et capable d’intervenir à tout moment sur l’espace confédéral.
Créée par le Burkina Faso, le Mali et le Niger, la Confédération des États du Sahel fait de la coopération militaire et de la lutte contre le terrorisme l’un des principaux axes de son intégration.
HO/te/Sf/APA







