Le 9 juillet 2002, les dirigeants africains réunis à Durban, en Afrique du Sud, lancent officiellement l’Union africaine (UA), une nouvelle organisation continentale appelée à succéder à l’Organisation de l’unité africaine (OUA), créée en 1963.
Le lancement de l’Union africaine pour remplacer l’OUA, le 9 juillet à Durban, s’est déroulé lors du premier sommet organisé quelques semaines après l’entrée en vigueur de l’Acte constitutif de l’organisation. Cette transition marque une nouvelle étape du panafricanisme institutionnel, après près de quatre décennies d’existence de l’OUA, fondée à Addis-Abeba pour soutenir les luttes de libération nationale, défendre la souveraineté des États africains et combattre le colonialisme et l’apartheid.
Présidée lors de cette phase inaugurale par le chef de l’État sud-africain Thabo Mbeki, l’Union africaine affiche des ambitions élargies : accélérer l’intégration politique et économique du continent, promouvoir la paix et la sécurité, renforcer la coopération entre les États membres et donner à l’Afrique une représentation commune sur la scène internationale.
La création de l’UA s’inscrit dans un processus engagé avec la Déclaration de Syrte, adoptée en Libye en 1999, puis l’adoption de l’Acte constitutif de l’organisation à Lomé, au Togo, en 2000. Le sommet de Durban de juillet 2002 marque le passage officiel de l’OUA à l’UA.
Vingt ans après sa création, l’Union africaine est devenue l’institution panafricaine centrale portant plusieurs initiatives majeures, dont l’Agenda 2063 et la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).
Le 9 juillet 2002 reste ainsi une date clé de l’histoire contemporaine africaine, symbolisant la transformation du projet panafricain d’une organisation de libération et de souveraineté vers une structure tournée vers l’intégration et le développement continental.
Sf/APA







