Le Niger engage une nouvelle réflexion autour du barrage de Kandadji, présenté comme un levier majeur de production énergétique, d’irrigation agricole et de développement économique.
Le Premier ministre nigérien, Ali Mahamane Lamine Zeine, a présidé mercredi à Niamey l’ouverture des États généraux consacrés à la mise en œuvre du Programme du barrage de Kandadji, une rencontre de trois jours destinée à faire le point sur l’avancement du projet et à définir des mesures pour accélérer sa réalisation.
Les travaux réunissent des membres du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP), du gouvernement, du corps diplomatique ainsi que les différents acteurs impliqués dans l’exécution de ce programme stratégique.
Ces assises doivent permettre d’établir un diagnostic de la situation du Programme Kandadji, d’identifier les contraintes qui entravent son aboutissement et de dégager une feuille de route commune pour relancer le processus.
À l’ouverture des travaux, le Premier ministre a souligné l’importance du barrage de Kandadji, présenté par les autorités comme un levier de souveraineté énergétique, alimentaire et économique pour le Niger.
Selon lui, cet ouvrage doit contribuer à améliorer durablement les conditions de vie des populations, à renforcer les capacités de production agricole, à développer l’accès à une énergie propre, et à valoriser les ressources hydrauliques du pays.
Ali Mahamane Lamine Zeine a indiqué que ces États généraux, organisés sur instruction du chef de l’État nigérien, le général Abdourahamane Tiani, doivent constituer « un moment de vérité, de responsabilité et d’engagement collectif » afin de lever les obstacles qui retardent l’achèvement du projet.
Lancé depuis plusieurs années, le Programme Kandadji figure parmi les grands projets d’infrastructures du Niger. Les autorités espèrent que ces travaux permettront de dégager des solutions concrètes pour accélérer sa mise en œuvre et en faire un moteur du développement économique et social du pays.
AC/Sf/APA







