La 11e Conférence ministérielle du Groupe des ministres des Transports de la Méditerranée occidentale (GTMO 5+5), s’est ouvert, ce mercredi à Rabat, en présence des ministres et chefs de délégation des pays membres du Groupe, ainsi que des représentants de plusieurs organisations régionales et internationales partenaires.
La 11e Conférence de haut niveau de Ministres des Transports de la Méditerranée occidentale, consacrée à la présentation du bilan des activités réalisées sous la présidence maltaise et à l’examen des perspectives de coopération pour les prochaines années, constitue une étape majeure dans le renforcement du dialogue politique et de la coopération régionale dans les domaines du transport, de la logistique et de la connectivité.
Organisée à Rabat, elle s’inscrit dans une dynamique commune visant à relever les défis émergents du secteur et à promouvoir une mobilité durable, résiliente et intégrée au sein de l’espace euro-méditerranéen.
En ouverture de cette rencontre, le ministre marocain du Transport et de la Logistique, Abdessamad Kayouh, a souligné que le transport et la logistique constituent aujourd’hui un pilier essentiel du développement économique et social, du renforcement des échanges commerciaux et du rapprochement entre les peuples et les économies.
Il a fait noter que les transformations profondes que connaît le secteur à l’échelle mondiale, notamment sous l’effet des changements climatiques, de la transition énergétique, de la transformation numérique et de l’évolution des chaînes d’approvisionnement internationales, rendent nécessaire une coopération régionale accrue en vue de bâtir des systèmes de transport plus efficaces, durables et résilients.
Il a salué les efforts déployés par la République de Malte durant son mandat à la tête du Groupe ainsi que le rôle joué par le Centre d’études des transports pour la méditerranée occidentale (CETMO), secrétariat technique du GTMO 5+5, dans l’accompagnement des différentes initiatives et activités menées au cours des dernières années.
Pour sa part, le Secrétaire permanent au ministère de la Mobilité durable de la République de Malte, Bjom Callus, a affirmé que la présidence maltaise, s’était déroulée dans un contexte marqué par les conséquences de la pandémie de Covid-19, qui avait contraint l’organisation de la précédente conférence ministérielle en format virtuel et entraîné une prolongation du mandat maltais.
Le responsable maltais a également souligné les efforts déployés pour sensibiliser aux enjeux du transport aérien euro-méditerranéen, améliorer la coopération dans la gestion du trafic aérien et encourager les échanges de bonnes pratiques en matière de sécurité routière et de cybersécurité.
Les travaux de cette journée ont accordé une attention particulière aux questions liées à la digitalisation des systèmes de transport et à l’adaptation des infrastructures aux effets du changement climatique, à travers des analyses destinées à renforcer la résilience des réseaux de transport dans les pays membres.
Les participants ont, par ailleurs, mis en avant l’importance stratégique du Réseau multimodal de transport de la Méditerranée occidentale et du Corridor multimodal transmaghrébin en tant qu’outils essentiels pour le développement des échanges, de la mobilité et de l’intégration économique régionale.
À l’issue des travaux, les ministres et chefs de délégation ont adopté le Relevé de conclusions de Rabat, qui définit les orientations stratégiques du Groupe pour la période 2026-2028 et réaffirme l’engagement des États membres en faveur du renforcement de la coopération régionale, du développement des infrastructures multimodales et de la promotion d’un transport durable, sûr et résilient dans l’espace de la Méditerranée occidentale.
Au terme des travaux de cette rencontre Le Maroc a officiellement pris, la présidence du Groupe des ministres des Transports de la Méditerranée occidentale (GTMO 5+5) pour la période 2026-2028. Le Royaume succède ainsi à la République de Malte qui assurait la présidence du Groupe depuis 2021.
Le GTMO 5+5 est composé des ministres des transports et des principaux experts gouvernementaux de l’Espagne, de la France, de l’Italie, de Malte et du Portugal, ainsi que de l’Algérie, de la Libye, du Maroc, de la Mauritanie et de la Tunisie. En outre, la Commission européenne (CE), l’Union du Maghreb arabe (UMA) et la Banque européenne d’investissement (BEI) y participent en tant qu’observateurs réguliers.
AK/Sf/APA







