Le Royaume du Maroc lance un programme de supervision de projets environnementaux dans le Sud-Est, avec l’appui de la Banque mondiale, afin de renforcer la gestion de l’eau, l’assainissement rural et la résilience des territoires face aux effets du changement climatique.
Le Maroc poursuit la territorialisation de sa stratégie climatique à travers un programme destiné à renforcer la résilience environnementale de six provinces du Sud-Est particulièrement exposées au stress hydrique et à la dégradation des écosystèmes. L’initiative concerne les provinces de Tinghir, Zagora, Ouarzazate, Errachidia, Midelt et Figuig, où plusieurs projets seront déployés dans le cadre du Programme pour les résultats (PPR) de l’économie bleue, cofinancé par la Banque mondiale.
Selon les informations publiées par le ministère de l’Équipement et de l’Eau, via la Direction de la recherche et de la planification de l’eau (DRPE), un bureau d’études spécialisé sera mobilisé pour assurer durant deux ans les missions d’étude d’exécution, de contrôle technique et de suivi environnemental des différents chantiers programmés. Le dispositif couvrira deux ensembles géographiques distincts afin de garantir un suivi rapproché des réalisations.
Les interventions prévues s’articulent autour de trois axes principaux. Le premier concerne le développement de projets d’assainissement liquide dans les centres et localités rurales. Le deuxième vise l’amélioration de la gestion des ressources hydriques à travers la collecte des eaux pluviales et la construction de seuils destinés à favoriser la recharge des nappes phréatiques. Le troisième porte sur la mise à niveau environnementale des établissements scolaires en milieu rural, avec l’objectif d’améliorer les conditions sanitaires et de renforcer la résilience des infrastructures éducatives.
Le programme s’inscrit dans la mise en œuvre des engagements climatiques du Royaume et dans la déclinaison territoriale de sa Contribution déterminée au niveau national (CDN). Il s’appuie également sur les recommandations du Rapport national sur le climat et le développement (CCDR), élaboré avec le soutien de la Banque mondiale pour accompagner les politiques d’adaptation et de développement durable.
Au-delà de la réalisation des infrastructures, l’initiative ambitionne de renforcer les mécanismes de gouvernance climatique. Le Programme pour les résultats de l’économie bleue prévoit notamment une meilleure coordination entre les départements chargés de l’environnement, de l’eau, de l’agriculture, des finances et de la protection sociale, afin de favoriser une approche intégrée de la gestion des risques climatiques au niveau local.
Pour les autorités, l’enjeu consiste à transformer les orientations stratégiques nationales en actions concrètes au profit des populations les plus exposées aux effets du changement climatique. Dans une région marquée par l’irrégularité des précipitations, la pression croissante sur les ressources en eau et la vulnérabilité des zones rurales, ce programme doit contribuer à renforcer durablement la sécurité hydrique et la résilience des territoires sahariens et présahariens du Royaume.
MK/AK/Sf/APA







